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La présidentielle, la com’ et l’âge de pierre

L’entrée en lice, très prochainement, des cinq prétendants au palais d’El Mouradia est une étape majeure du processus électoral en cours. Avant-hier, le candidat Abdelmadjid Tebboune a distribué à la presse nationale ses 54 propositions. Hier, c’était au tour de Ali Benflis d’exposer les sept grands axes de l’action présidentielle sur les cinq prochaines années. Dans les jours qui viennent, les trois candidats restants feront de même et défendront leurs approches respectives pour sortir le pays de la crise multidirectionnelle dans laquelle il se débat. Il est évident que chaque prétendant voudra convaincre un maximum d’électeurs du bien-fondé de son programme. C’est à cela que sert une campagne électorale. Les cinq disposeront de 21 jours pour expliquer aux Algériens leurs idées, leurs ambitions pour une Algérie plus démocratique, plus forte et plus harmonieuse. Ce sera à celui qui saura synthétiser son discours, capitaliser sur son passé et trouver les cœurs et les têtes des Algériens, qui raflera la mise. Dite comme cela, la mission peut paraître aisée, mais une campagne électorale, c’est une affaire de professionnels de la communication. Les Algériens qui ont suivi pas mal de campagnes présidentielles, de par le monde, ont eu le loisir d’apprécier les subtilités des communicants et compris aussi qu’une élection peut se gagner sur une image, un mot ou un simple sourire. En Algérie, la communication politique est encore à «l’âge de pierre». Nos candidats, comme leurs directeurs de campagne, en sont encore à des pratiques, souvent dépassées par le temps. Les meetings, les déclarations et même les réseaux sociaux, qu’ils investiront sans doute, requièrent un certain savoir-faire qui n’est visiblement pas encore disponible en Algérie. Mais, il est clair que pour cette présidentielle spécifiquement, ils devront se surpasser, pour la simple raison que l’Anie a bien l’intention de leur imposer un débat télévisé public, comme c’est de tradition dans toutes les démocraties de la planète. Les candidats et leurs directeurs de campagne seront donc obligés de rattraper leur immense retard en la matière. Car, eux aussi suivent les élections de par le monde et donc savent qu’une présidentielle peut se gagner sur une phrase dite lors d’un débat. En cela, les exemples ne manquent pas. Durant tout le temps qui nous sépare du fameux débat, les cinq devront se faire intensément coacher par de véritables gourous de la communication. En existe-t-il en Algérie ? En tout cas, ce sera celui qui dénichera la perle rare qui se rapprochera le plus du palais d’El Mouradia.

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