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Un cow-boy à la Maison-Blanche

C'est sans état d'âme que le président américain Donald Trump a affirmé, mardi dernier, avoir envisagé d' «éliminer», dès son installation à la Maison-Blanche, en 2017, le président syrien Bachar al-Assad. Il a indiqué que le responsable en chef du Pentagone, Jim Mattis qui a fini par jeter l'éponge, quelques mois plus tard, convaincu de l'inutilité de sa tâche face à un tel homme, s'était opposé à son projet. Nullement gêné par ses propres contradictions, devenues trop nombreuses pour s'y attarder, le milliardaire américain déclare, crûment, à la chaîne Fox News qu'il privilégie par rapport à tous les autres médias américains: «J'aurais préféré l'éliminer. J'avais veillé à ce que cela soit planifié.» «Mattis ne voulait pas le faire. Mattis était un général largement surestimé, et je m'en suis séparé», a-t-il jugé. Deux ans plus tôt, presque jour pour jour, il avait déclaré que «cela n'a jamais été discuté (...) Cela n'a jamais été, même, envisagé». Il est vrai qu'il répondait à Jim Mattis qui, en 2018, avait justifié sa démission par le retrait des troupes de Syrie, annoncé, alors, par Trump, au détriment des alliés kurdes, pour lesquels il y eut un immense tollé dans les capitales occidentales. Rapporté à l'assassinat du général iranien Kassem Souleimani, chef de la force spéciale El Qods des Gardiens de la Révolution, ce propos est révélateur des méthodes abruptes de l'actuel président des Etats-Unis. Est-ce en vertu de ces méthodes qui contreviennent aux règles régissant les relations internationales que le président américain se croit digne du Nobel de la paix? L'élu norvégien qui l'a proposé, la semaine dernière, pour le prix 2021, vient de considérer que Trump lui semble «rustre et arrogant», mais un candidat «méritant». Car, pense-t-il tout bas, il a beaucoup oeuvré en faveur d'Israël. Député issu de la droite populiste anti-immigration, Christian Tybring-Gjedde n'agit pas par pure philanthropie, et son action ne lui a été inspirée par aucune onction divine. Quant aux émirs signataires d'un nouvel accord «historique» avec l'Etat hébreu qui a, allégrement, bafoué ceux de Camp David et d'Oslo, on peut comprendre qu'ils ont pesé la manière dont le cow-boy milliardaire entend régler les différends, qu'ils soient politiques ou autres. Auquel cas, ils vont servir d'exemple à d'autres qui hésitent à franchir le pas de la trahison, malgré le chantage au bouclier américain face au brave ogre chiite.

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