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Un train peut en cacher un autre

L’information est passée pratiquement inaperçue et, pourtant, elle relève des décisions les plus importantes que le gouvernement a prises, au cours de ces derniers mois. Une procédure est en cours pour résilier le contrat d’un projet de ligne ferroviaire attribué au groupe Etrhb de l’oligarque, Ali Haddad, actuellement incarcéré à la prison d’El Harrach pour corruption. Il a fallu une visite de travail et du ministre en charge du secteur des Travaux publics et des Transports, pour « constater » le fait accompli, si on peut dire. Car le projet de construction d’une ligne ferroviaire, dans le cadre de la rocade des Hauts-Plateaux, destinée à des trains pouvant circuler à 160 km/heure, n’a jamais dépassé le stade de la base de vie. Le groupe, composé de l’Etrhb et d’une entreprise espagnole, a bénéficié d’un investissement de l’ordre de 1 milliard de dollars, via l’Agence nationale chargée des Etudes et du Suivi des investissements ferroviaires ( sic ), mais n’a pas entamé les travaux, et ce, depuis…2009, exception faite de quelques forages destinés à donner le change. La résiliation du contrat apparaît, dés lors, comme un pis aller, dans un domaine où il était question de doter le pays de pas moins de 12 000 km de voies ferrées, avant 2020 ! Or, il suffit de se référer aux communiqués parus dans la presse, dans les années 2010-2014, période faste pour le ferroviaire dont on prédisait qu’il atteindrait, à cette époque, 4500 km de voies électrifiées et modernisées, avec les stations nécessaires, pour constater que les projets en souffrance ne manquent pas. Un exemple : celui de la ligne Ramdane-Djamel – Annaba, lancé en…2006 pour un montant de 26 milliards de DA, relève, à ce jour, des promesses sans lendemain. Et des exemples, il y en a, pour peu qu’on épluche le dossier des projets en cours dont on ne sait quelle sera la date réelle de livraison. Evidemment, les explications sont aussi nombreuses que tortueuses. La difficulté, souvent brandie, concerne l’expropriation des terrains par lesquels les lignes doivent passer, selon les études puis la réalisation. Il semble que ce problème soit devenu l’arme absolue pour justifier des décennies de lenteur et de carences dont est seul tributaire le budget de l’Etat. Le marasme est tel qu’on voit mal comment les sommes colossales qui ont été mobilisées – environ 40 milliards de dollars – pour le développement du réseau ferroviaire national, entre 2005 et 2014 uniquement, ont été mises à profit…

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