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Rimbaud reçoit toujours du courrier

«Rimbaud, je le tutoie! Je l’appelle Arthur!». Gardien du cimetière de l’Ouest à Charleville-Mézières, dans le nord-est de la France, depuis 37 ans, Bernard Colin veille fidèlement sur la tombe du poète et relève consciencieusement son «courrier». Car, même disparu depuis 127 ans, Arthur Rimbaud continue d’en recevoir dans la boîte aux lettres jaune très «vintage» installée à son nom à l’entrée du plus vieux cimetière de la ville. «Au moins deux ou trois lettres par semaine», s’étonne toujours le gardien du temple. Dans son logement de fonction aux allures de petit manoir néo-gothique qui surveille l’entrée du cimetière, il garde religieusement dans de petites boîtes à chaussures ces témoignages d’affection et d’admiration envoyés du monde entier. «La récolte de six mois», lance-t-il en ouvrant trois boîtes rangées dans un tiroir de la buanderie.

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