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La «brise» craquelée

Ce titre aurait valu le coup au tout début du printemps, car, en général, la brise a une durée de vie durant l’année...

C’est une jeune et brillante fille, de son état, docteur à l’hôpital psychiatrique de Chéraga (Alger), qui tournoie depuis près d’un an à la recherche d’une âme sensible et généreuse en vue d’aider à faire appliquer la loi, une loi pondue par la fonction publique, c’est-à-dire l’Etat. Et cet Etat a un chef, désigné par la Constitution. Depuis un certain temps, pourtant, sous l’influence du Hirak, des « têtes » tombent tous les jours. Des têtes bien-pensantes, utiles ou pas à la marche de la République, mais elles tombent, tout de même, sans concession, parce que ces têtes n’ont pas été à la hauteur des espoirs placés en elles par le pouvoir. Et malgré les aléas du temps présent, des hommes et des femmes font fonctionner le pays, avec ses ratés.
Un gros, très gros raté subsiste à Chéraga (wilaya d’Alger). Nous avons toujours su et appris que Chéraga est spécialement mise à l’index. Mais depuis une semaine, c’est la santé qui est victime d’un responsable irresponsable, selon les faits que vous allez parcourir avec modestie, avant de vous prononcer sur le bizarre silence autour de cette affaire qui met en scène une pauvre victime méprisée par un homme qui devrait comprendre une bonne fois pour toutes que ce pays est veillé par des responsables, responsables de la sécurité et de la stabilité du pays, mais aussi de son bien-être. Ce que les gens ignorent, c’est que Chéraga est une localité qui se trouve à quelques encablures du Club des Pins, c’est-à-dire l’antre du pouvoir. Faites un petit tour dans les alentours de la juridiction, vous tomberez à tous les coups sur Abderrahmane. H., un justiciable qui quémande justice depuis plus de 12 ans, écrivant au ministère, car ses adversaires ne sont autres que des … magistrats dont certains sont partis en retraite !
D’ailleurs, pour la petite histoire, depuis toujours, le tribunal de Chéraga a eu des mouvements qui tanguaient tantôt vers Alger, Blida ou Tipasa.
Cette juridiction a tellement connu des hauts et des très bas, que les magistrats punis pour avoir appliqué la loi, se sont vus mutés très, très loin de chez eux et de leurs familles et évidemment des enfants. C’est dire la complexité du problème de ceux qui s’avisent d’être rigoureux dans l’application des lois de la République.
Mais lorsqu’on apprend qu’un directeur d’hôpital psychiatrique – heureusement – refuse obstinément d’obéir aux injonctions d’une administration de l’envergure de la fonction publique, il y a de quoi effectuer un saut chez ce « monsieur » pour un séjour de remise en forme.
Alors, la jeune fille-docteur qui était au chômage forcé depuis presque un an, devant l’impuissance de l’administration à lui rendre sa dignité, son gagne-pain et son temps libre, a choisi d’ester dans l’esprit et la forme, en justice cet « ogre » qui doit savoir que la justice a le bras long, et comme dirait Yassine, ce brave magistrat qui sait, lui, ce que c’est que souffrir sous les coups de boutoir des éléments nuisibles à la sérénité de la magistrature et à l’exercice du boulot à faire : « Le bras est si long qu’il ne cessera de vous importuner qu’une fois dans la tombe. » Alors, de deux choses l’une : ou cette jeune médecin réintègre son poste avec le règlement de tous ses arriérés ou les poursuites judiciaires seront engagées au tribunal de Chéraga même où se trouve un procureur de la République qui sait lui, ce que c’est que l’opportunité des poursuites et requérir, juste ce qu’il faut, le jour de l’audience correctionnelle, avec tout le chapelet de désagréments, que seuls connaissent les coupables d’abus d’autorité ! D’ailleurs, pour la fonction publique, ce sont quatre rappels à l’ordre et à la raison qui furent expédiés, en vain !
Le premier parle du rétablissement dans ses droits du médecin, car le directeur a utilisé des procédures non réglementaires. Après l’entêtement du directeur de l’hôpital psychiatrique de Chéraga (wilaya d’Alger), les services de la fonction publique ont encore une fois adressé une lettre, datée du 17 janvier 2019, lettre qui contenait des propos sans équivoque.
« Nos services sont déterminés à vous voir appliquer strictement la réglementation. » Vu la persistance dans son attitude, la fonction publique a tenu, cette fois-ci à saisir le ministère de la Santé qui est resté bizarrement muet. Alors que se passe-t-il au niveau de cette affaire qui sent le règlement de comptes contre un jeune médecin-cadre confirmé de la santé qui a peut-être eu l’audace d’avoir dit non . . . Ah, non ! Nous préférons de loin, taire le pourquoi du « non » . . . Pour finir, signalons qu’une cinglante correspondance de la fonction publique, en date du 27 mai 2019 contenait des propos vifs et secs : « Nous attirons votre attention sur le fait que la non-régularisation de la situation en suspens, peut entraîner les mesures prévues par la loi. » Cet énième rappel au respect de la loi, à l’intention de cet irascible directeur qui n’a pas encore compris que le monde et l’Algérie sont en pleine mutation, sera peut-être le dernier, avant le prétoire et tout le tralala qu’il traîne… Avec et derrière lui !

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