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16è édition du festival de la chanson amazighe à Béjaïa

Ouverture sous haute tension

Cet événement culturel a été impacté par le Hirak et l’état catastrophique de la ville.

Le stade scolaire de la ville de Béjaïa n’a pas été aussi plein que lors des précédentes éditions de cette manifestation culturelle qu’organise chaque année la commune éponyme. L’organisation d’une nouvelle édition du festival de la chanson amazighe a été contestée par un groupe de personnes que certains désignent comme «proche de la mouvance islamiste opposée au chant et à la danse» et par d’autres comme des «militants qui préfèrent que cet argent soit dépensé de préférence pour améliorer le cadre de vie des habitants». Côté organisateur, on estime que «chaque secteur possède son budget» et qu’«il est opportun de tenir cette édition dans une conjoncture où le fait amazigh est décrié fortement». Une polémique de plus dans une ville qui n’en finit pas de faire parler d’elle et de manière ô combien négative !
Dans la nuit de vendredi à samedi, il y a eu peu de monde sur les gradins du stade scolaire et même sur la piste réservée aux familles. Dehors, un groupe de personnes contestait la tenue de cette manifestation qui, contre vents et marées, s’est ouverte avec beaucoup de retard. «Pas question d’annuler quoi que ce soit», nous indiquait un organisateur qui relève ce paradoxe : «L’année dernière, lorsque le maire avait décidé d’annuler l’édition que celle soulevée aujourd’hui par les contestataires, cela avait donné lieu à un tollé général et aujourd’hui encore on revient à la charge et dans le sens inverse, allez-y comprendre quelque chose», s’insurge-t-il juste avant le coup d’envoi de la 16e édition du festival de la chanson amazighe, qui a été donné par le président du comité culturel de la commune de Béjaïa (Cccb).
La présente édition est dédiée à l’une des figures emblématiques de la chanson kabyle, Karim Tizouiar, enfant de la région d’El Kseur, qui met aujourd’hui son nouvel album sur le marché. Après un bref aperçu sur le parcours artistique de Karim Tizouiar, ex-interprète du fameux groupe Agraw, créé en 1982, avec le célèbre musicien Takfarinas, le coup d’envoi a été donné pour une série de spectacles, qui s’étalera jusqu’au 20 août, avec à l’affiche des galas qu’animeront des vedettes de la chanson kabyle, dont Rabah Lani, Boudjemaâ Agraw, Ali Amrane, Oulahlou et Mohamed Allaoua pour la clôture. D’autres chanteurs professionnels et amateurs se produiront le temps d’une semaine, au rythme de la chanson kabyle. Une soixantaine de jeunes artistes, tous styles confondus, prendront part en effet au concours artistique du festival, parrainé cette année par le Haut commissariat à l’amazighité (HCA), le Centre national de recherche en langue et culture amazighes, et l’Onda. «Les huit premiers lauréats de ce concours de musique seront primés et verront leurs œuvres artistiques enregistrées aux frais du festival», soulignait hier Yacine, membre du comité organisateur et chargé de la communication.

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