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Les producteurs ont besoin d’échanges de technologie et d’expérience

5 millions d’euros pour l’oléiculture

Le secteur de l’oléiculture des wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira vient de bénéficier d’une aide financière de l’Union européenne. Cette enveloppe qui vise le développement de la filière est, selon la direction des services agricoles de Tizi Ouzou, estimée à cinq millions d’euros. La somme sera répartie entre les services de ces trois wilayas au relief montagneux. Le développement de la filière oléicole peine à s’enclencher, mais selon les oléiculteurs interrogés, le problème n’est pas dans les financements. Beaucoup considèrent que l’Algérie n’a pas besoin d’argent pour recevoir des aides financières d’une quelconque partie. Le déficit réside plutôt dans la technicité et la technologie. Des producteurs considèrent dégradant de recevoir de l’argent alors que notre pays dépense des sommes faramineuses pour le développement de l’agriculture de montagne. Les agriculteurs que nous avons approchés affirment qu’ils ont plutôt besoin d’échanges d’expérience et de nouvelles technologies afin de développer la filière. En effet, les techniciens de la direction des services agricoles sont constamment sur le terrain avec les producteurs pour la sensibilisation et la vulgarisation des techniques modernes de récolte d’olive. L’essentiel du besoin est signalé sur ce chapitre. La modernisation de la filière en Kabylie est le problème le plus important qui freine encore son développement. Quelques tentatives de passer à l’exportation butent sur l’absence de moyens de labellisation. Une démarche qui nécessite des moyens techniques plus que financiers. Jusqu’à présent, les tentatives de labellisation se limitent à quelques communes comme Maâtkas et Ath Ghobri.Toujours au sujet des attentes des agriculteurs, un autre consensus se dégage au sujet du volet relatif à la coopération avec les pays de l’Union européenne. La majeure partie d’entre eux estime que les partenariats ne sont d’aucune utilité s’ils restent limités à des aides financières. L’Algérie investit plus d’argent que beaucoup de pays européens pour le développement de la filière oléicole. Par contre, l’oléiculture en Kabylie a besoin de moyens techniques pour sa modernisation. Cette coopération, les oléiculteurs souhaitent qu’elle se matérialise plutôt par des échanges d’expérience. Des séminaires et des journées portes ouvertes dans lesquels prennent part des spécialistes de l’Union européenne sont plus bénéfiques que l’argent des aides. Enfin, il est à noter que les trois wilayas concernées par l’aide européenne produisent de grandes quantités d’huile d’olive, mais l’huile reste encore en dehors des circuits commerciaux légaux. L’huile d’olive de Kabylie ne parvient pas encore à intégrer les marchés nationaux.

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