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Mustapha Zebdi, président de l’association Apoce, à L’Expression

«Certaines hausses sont injustifiées»

Mustapha Zebdi accuse les autorités locales de n’avoir pas joué le jeu pour la création des marchés parisiens.

Le président de l'Association de protection et de l'orientation du consommateur et de l'environnement (Apoce) Mustapha Zebdi fait, dans cet entretien express, une évaluation du marché des fruits et légumes 10 jours après le début du mois sacré du Ramadhan. Il accuse les autorités locales de n'avoir pas joué le jeu pour la création des marchés parisiens.

L'Expression: Quel constat faites-vous sur le marché dix jours après le début du mois sacré du Ramadhan?
Mustapha Zebdi: Après dix jours du début du mois sacré du Ramadhan, nous constatons une baisse considérable qui varie d'une région à une autre. Cette baisse intervient après une période difficile marquée par une hausse non justifiée des prix de certains produits et ce, malgré la mise en place du dispositif de contrôle des prix à travers l'instauration d'un prix de référence. Nous avons relevé une hausse de 20% des prix des fruits et légumes durant les premiers jours du mois sacré. Je cite l'exemple de la tomate qui a connu une hausse de 50% par rapport au prix de référence. Or, si l'on compare avec le Ramadhan de l'année dernière, il y a bien une baisse des prix soutenue par une abondance de l'offre.

Comment expliquez-vous la flambée de certains produits, notamment ceux des fruits secs qui sont pourtant exonérés des taxes?
Je suis tout à fait d'accord avec vous, cette hausse est injustifiée vu que certains produits de l'importation ont été exonérés des taxes douanières. La suppression de la taxe douanière provisoire sur les fruits secs, la banane et la viande devrait entraîner d'importantes baisses allant jusqu'à 70% pour les fruits secs, mais malheureusement ce n'est pas le cas sur le terrain. La baisse de 70% devait avoir un impact positif sur le pouvoir d'achat des Algériens, mais il se trouve qu'elle a été contournée par les intervenants dans le circuit de distribution.

Les spéculateurs imposent toujours leur diktat en contournant toutes les dispositions et les mécanismes mis en place. Pourquoi?
Oui, malheureusement c'est le cas. Sauf qu'il faut rappeler que la grève des contrôleurs durant la première semaine du mois sacré a permis aux professionnels de la spéculation de saisir l'occasion pour doubler leur gain. Justement sur ce plan nous avons interpellé le ministère du Commerce pour qu'il enquête sur les raisons de la flambée de certains produits qui sont trop sollicités durant ce mois sacré. Nous avons demandé d'ouvrir des enquêtes sur les produits qui ont fait l'objet de suppression de la taxe douanière comme la viande, la banane et les fruits secs. Les opérateurs économiques qui n'ont pas respecté les prix de référence doivent être radiés de la liste des importateurs et intégrés dans la liste nationale des fraudeurs.

Peut-on conclure que le dispositif de régulation des produits à large consommation a de nouveau échoué?
Non, c'est encore trop tôt de parler d'échec. Le dispositif vient d'être mis en place donc on ne peut pas dire qu'il a échoué. Ceci dit, il n'a pas atteint tous les objectifs tracés car certains commerçants n'ont pas respecté le prix de référence.

Avez-vous reçu des plaintes de la part des citoyens sur les infractions?
Oui, nous avons reçu des centaines de plaintes des clients qui dénoncent le non-respect du prix de référence, de non- respect des règles d'hygiène et le non affichage. Le numéro 33-11 mis à la disposition des citoyens nous permet de signaler les infractions relevées un peu partout par les commerçants au niveau du territoire national.

Vous avez parlé des marchés parisiens, mais jusqu'à présent rien n'a été fait sur le terrain?
Il y a des marchés de proximité qui ont été créées au niveau de Ouled Fayet et Boumerdès. Cependant, il est à déplorer que les APC n'ont pas joué le jeu. La création des marchés parisiens ne demande pas d'investissement ni d'infrastructures, il suffit d'aménager un endroit pour permettre aux commerçants d'installer des tables, mais les autorités locales n'ont pas fait le nécessaire. Pourtant, ils ont été associés à ce système dès le départ.

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