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Prix bas du pétrole, baisse des réserves de changes…

Du feu sous les braises

La conjoncture économique préoccupante du pays peut davantage s’exacerber avec la crise politique qui s’éternise.

Un niveau élevé du baril est synonyme de bonne santé pour l’économie nationale. Un baromètre infaillible qui indique que la situation est loin d’être au beau fixe. Les prix du pétrole évoluent actuellement sous la barre des 65 dollars. Hier vers 16h00, le Brent de la mer du Nord, référence du pétrole algérien s’échangeait à 63,16 dollars, soit 69 cents de plus que la séance précédente. Les observateurs s’attendaient à un rebond plus net, au vu de la conjoncture explosive qui règne sur le détroit d’Ormuz par où transite plus du tiers de la production mondiale de brut. Plusieurs pétroliers ont été arraisonnés par les gardes-côtes iraniens. Cela n’a apparemment pas suffi pour mettre le feu aux cours de l’or noir qui demeurent à un seuil insuffisant pour que l’Algérie puisse assurer son équilibre budgétaire, sans avoir à puiser dans ses réserves de changes qui fondent comme neige au soleil. La crise financière qui a laminé ses caisses, suite à la sévère dégringolade des prix du pétrole progresse comme un cancer. Les réserves de changes qui constituent le dernier rempart contre un éventuel chaos économique, sont en train de s’épuiser à vue d’œil. Leur niveau, qui était sous les 80 milliards de dollars à la fin de l’année dernière, 79,80 milliards de dollars exactement, a encore baissé. Les réserves de changes de l’Algérie ont reculé à 72,6 milliards de dollars à la fin avril 2019, contre 79,88 milliards de dollars à la fin de l’année 2018, soit une baisse de 7,28 milliards de dollars en quatre mois, avait indiqué le ministre des Finances, Mohamed Loukal. En l’espace d’une année, entre 2017 et décembre 2018, ce bas de laine, qui se situait à plus de 193 milliards de dollars fin 1993, a fondu de plus de 17 milliards de dollars. Au rythme imprimé par cette dégringolade, ce qui reste de ce pactole devrait s’épuiser dans trois années au grand maximum. Le recours au financement non conventionnel pour affronter la crise, a été gelé pour l’année 2019, sans qu’il n’y ait miraculeusement d’incidence sur l’inflation qui a pu être contenue autour des 3,1%. Si ce mécanisme a éloigné le recours à l’endettement extérieur sur le court terme, il n’est pas dit que cela le sera à moyenne échéance. «Le recours au financement extérieur ne constitue pas, à l’heure actuelle, une option prioritaire, mais il pourrait être envisagé pour assurer, de manière ciblée, le financement de projets structurants et rentables» a indiqué le grand argentier du pays. Ce qui constitue un indicateur de l’état dans lequel se trouve le pays qui risque d’être à court de finances plutôt que prévu. Les statistiques plaident en tout cas pour ce type de scénario. Le déficit pour les cinq premiers mois de l’année, même s’il a été annoncé en baisse, est toujours là : 1,87 milliard de dollars entre le mois de janvier et le mois de mai 2019, contre 2,60 milliards de dollars. au cours de la même période en 2018. Les hydrocarbures qui constituent l’essentiel de nos ventes à l’étranger (93,36% du volume global des exportations) se sont établis à 15,61 milliards de dollars contre 15,80 milliards de dollars pour la même période en 2018. Soit une baisse de près de 200 millions de dollars. Une conjoncture économique préoccupante qui peut davantage s’exacerber avec la crise politique qui s’éternise. Du feu sous les braises.

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