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La planche à billets abandonnée, économie bloquée et risque d’endettement extérieur

Là où va l’Algérie…

L’ère du financement non conventionnel « est révolue » !

Décision populiste, démagogique? La question est inévitable. Objectivement, la situation économique que vit le pays ne pouvait accoucher d’une décision aussi fracassante ! L’ère du financement non conventionnel « est révolue » ! Le gouvernement Bedoui s’est sans doute tiré une balle dans le pied. Une telle disposition ne pouvait, en effet, être prise que si les feux, sur le plan économique s’annonçaient au vert. Ce qui est loin d’être le cas en ce moment. Les réserves de changes sont descendues sous la barre des 80 milliards de dollars à la fin de l’année 2018. Ce qui représente une érosion de plus de 17 milliards en moyenne annuellement. Soit une durée de vie de quatre années au grand maximum. La facture des importations demeure toujours aussi salée près de 45 milliards de dollars malgré toutes les mesures prises pour la faire diminuer. Celle des exportations demeure toujours insignifiante, moins de trois milliards de dollars, elle permet tout juste de couvrir celle des importations de médicaments. L’économie nationale, qui est portée à bout de bras par ses exportations d’hydrocarbures et de pétrole qui lui assurent l’essentiel de ses revenus en devises, a besoin selon les dernières déclarations du ministre de l’Energie Mohamed Arkab d’un baril à 80 dollars. «Nous voulons un prix qui permet à Sonatrach d’augmenter ses ressources et de réaliser ses programmes de développement. Ce prix tourne autour de 70 - 80 dollars le baril», a indiqué le 20 juin 2019 le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, en marge d’une plénière du Conseil de la nation, consacrée à l’adoption du texte de loi sur les activités nucléaires civiles. Ce dernier vient de clôturer la semaine à un peu plus de 65 dollars seulement. Dans un tel contexte, la sortie médiatique du ministre de la Communication, aussi inattendue que spectaculaire, dégage des relents aussi populistes que démagogiques. Une thèse qui n’est pas à écarter eu égard à l’impopularité qui caractérise l’actuel Exécutif rejeté et honni par les manifestations populaires et pacifiques qui tiennent le haut du pavé depuis le 22 février. La majorité des Algériens s’est exprimée pour son départ qui constituerait une issue à la crise politique que traverse le pays depuis que l’ex-président de la République a renoncé à briguer un 5ème mandat avant de démissionner. Le porte-parole du gouvernement s’est d’ailleurs bien gardé de dévoiler ces mesures fortes qui feraient renoncer l’Algérie au recours à la planche à billets pour assurer l’équilibre de ses finances. «Le gouvernement avait pris des mesures devant permettre au pays d’éviter les risques qui pourraient porter préjudice à l’économie nationale», annoncera-t-il sans dévoiler la teneur de ces mesures en marge du lancement d’un programme de formation sur l’environnement au profit des journalistes. Mystère et boule de gomme donc. Le recours à l’endettement extérieur devient-il inévitable ? «L’Algérie dispose de réserves de changes lui permettant d’éviter ce scénario», a estimé le porte-parole du gouvernement. L’Algérie était pourtant face à deux scénarios après la dégringolade des prix du pétrole qui ont asséché ses finances. Le recours à l’endettement extérieur ou le financement non conventionnel. L’ex-gouvernement s’est prononcé pour la seconde option. La Banque d’Algérie qui n’y avait émis aucune réserve au départ, a fini dans une note publiée le 1er avril dernier, par estimer que le recours de l’Algérie à la planche à billets était «dès le début injustifié». La situation en Algérie durant les premiers mois de 2017, était «loin de présenter des similarités avec les cas exposés dans la note des experts (Etats-Unis, Europe, Japon) qui seraient susceptibles de justifier le recours au financement non conventionnel, dans notre pays» a déclaré la BA. L’actuel gouvernement n’a fait apparemment que prendre le nouveau train en marche. 

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