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3,6% d’inflation à la fin du mois de mai

Le «miracle» algérien

Le taux d’inflation n’a pas explosé, malgré une planche à billets qui a tourné à plein régime.

La déflagration n’a pas eu lieu. Tous les ingrédients étaient pourtant réunis. La flambée des prix exceptionnelle qui a caractérisé le mois du Ramadhan, devait en l’occurrence provoquer l’étincelle qui devait provoquer l’incendie. Associée à une planche à billets qui a tourné à plein régime, cela devenait de la nitroglycérine. Contre toute attente, cette «bombe» à retardement a eu l’effet d’un pétard mouillé.
Une situation qui, sans doute, défie toutes les théories économiques.
Un miracle «algérien» ! Et c’est tant mieux pour le pays qui fait déjà face à une crise politique dont les conséquences sur le plan économiques pourraient être désastreuses. Pas question donc de faire la fine bouche. Laissons aux experts le soin d’expliquer un tel phénomène.
L’Office national des statistiques s’est limité à cette bonne nouvelle qui s’apparente à une excellente performance étant donné la conjoncture économique particulière que vit le pays. «L’évolution des prix à la consommation en rythme annuel de l’Algérie a été de 3,6% jusqu’à mai 2019» a indiqué, hier, l’ONS. Un bon point. Même si le rapport de l’ONS ne donne pas de détails sur les conséquences de l’envolée des prix des produits de consommation sur l’inflation durant le mois sacré.
Le document met cependant en exergue les prix des biens alimentaires qui ont augmenté de 1,1% en mai dernier et par rapport au mois écoulé. Elle a été induite, essentiellement, par une augmentation de 2,4% des produits agricoles frais. Quels sont ceux qui sont responsables de cette hausse ? A leur tête il y a la pomme de terre qui a augmenté de plus de 22%, les prix des fruits frais qui ont progressé de 13,5%, et celui de la viande de bœuf, dans une moindre mesure, qui a pris 0,4%. Des produits fortement demandés dont les prix ont explosé surtout durant le mois de Ramadhan.
En revanche, des baisses des prix ont concerné, notamment, la viande de poulet avec moins de 3%, le prix des poissons frais a connu un recul de plus de 4% alors que celui des œufs a chuté de près de 10% indiquent les initiateurs de cette enquête qui soulignent que les prix des produits alimentaires industriels (agroalimentaires) ont enregistré un léger recul de près de 0,2% en mai dernier et par rapport au mois d’avril. La tendance haussière a également concerné les prix des produits manufacturés avec +0,15% et les services +0,20% en avril, en comparaison au mois de mars.
Les prix des produits manufacturés ont quant à eux évolué de 0,2% alors que ceux des services ont augmenté de 2,3%. Les Algériens qui veulent meubler leurs maisons, acquérir des biens d’ameublement, doivent mettre un peu plus la main à la poche. Pour se meubler et se soigner, se déplacer..., les Algériens devront par contre payer davantage.
Et s’ils ont prévu un budget pour l’éducation, la culture et les loisirs, ils seront obligés de le revoir à la hausse.
«L’augmentation des prix a touché essentiellement le groupe éducation, culture et loisirs (+8,9), habillement et chaussures (1,1%).» indique le document de l’Office national des statistiques.
Le groupe des produits divers a également observé une légère variation haussière, mais de moindre ampleur (0,9%), alors que le reste s’est caractérisé en général par des stagnations a ajouté la même source. Durant les cinq premiers mois de 2019, les prix à la consommation ont enregistré une hausse de près de 2,4%, relève l’ONS.
Cette variation haussière a concerné toutes les catégories de produits. Elle est à imputer, notamment, à la viande de bœuf qui a augmenté de près de 15%, les légumes frais qui ont progressé de plus de 4% et la viande de mouton de près de 3%. D’autres produits ont connu des baisses entre janvier et mai 2019.
La plus remarquable a concerné la viande de poulet qui a baissé de plus de 12 %, les œufs de 10,3%, les poissons frais de près de 10% et la pomme de terre avec près de 7%. Le taux d’inflation a diminué de 0,4 % par rapport au mois d’avril. Il est passé de 4% à 3,6%. Le cap semble être maintenu.
L’Algérie ne dérape pas. Son objectif de maintenir l’inflation autour des 4,5% comme prévu dans la loi de finances 2019 est dans ses cordes…

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