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Histoires d’intempéries

Les pluies diluviennes qui ont occasionné d’importants dégâts et entraîné la mort de 4 personnes, dans la soirée du jeudi au vendredi dernier, ont affecté plusieurs régions du pays, y compris la capitale où les sinistres sont multiples. Des bouches de métro envahies par les eaux boueuses, la nouvelle aérogare internationale méconnaissable, des bâtisses prises au piège des tourbillons de flots irrésistibles. Selon certaines sources proches de la protection civile, le niveau des pluies, dans certains endroits, aurait atteint quelque 40 cm. Averties par le bulletin spécial de l’Office national de la météorologie ( ONM ), plusieurs wilayas comme Blida, Djelfa, Tiaret, Guelma et d’autres pouvaient-elles faire autrement que se préparer stoïquement au pire ? Combien de fois n’a-t-on pas disserté sur la gestion approximative, sinon ubuesque, des avaloirs, partout à travers le pays ? Combien de fois n’a-t-on pas déploré la disparition, sous l’effet d’une urbanisation aussi effrénée qu’ anarchique, des cours d’eau naturels qui drainent les pluies orageuses ou pas et permettent aux terrains de respirer, sans risque de graves inondations ? Les villes d’est en ouest, du nord au sud, ont littéralement explosé au rythme d’un exode massif qui les a vues accueillir des flots de nouveaux habitants, sans compter les centaines de milliers de logements implantés quelquefois, ou plutôt souvent devrais-je dire, sur les terres agricoles. Des centaines de cités dortoirs dont l’indispensable rattachement aux réseaux d’assainissement s’est effectué, sans trop de réflexion ni de prévision aucune. Des réseaux qui étaient déjà saturés, depuis belle lurette, et qui n’ont connu ni réfection ni confortement aucun et, encore moins, des réseaux d’appoint, de sorte que ce qui était prévu pour un million d’habitants, dans le cas de la capitale, doit supporter aujourd’hui le poids de quelque six millions d’âmes.
Comment s’étonner, dés lors, que chaque alerte de la météo donne lieu à d’angoissantes interrogations et, le cas échéant, à des tragédies sans cesse renouvelées ? L’urbanisme a son exigence et sa charte et, lorsque ni l’une ni l’autre ne sont respectées, il faut s’attendre à en payer forcément le prix. Dans le domaine de l’urbanisation sauvage, on a laissé faire, de sorte que les pagodes semi asiatiques voisinent les bâtisses proches des bunkers et les salles des fêtes jouxtent les « paisibles demeures » des citoyens résignés. Ne parlons pas des boulangeries qui se tutoient et des pharmacies qui se font face. Un jour viendra où il faudra bien, cependant, en parler…

De Quoi j'me Mêle

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