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Justice et respect du droit

Il semble que les affaires en cours dans les dossiers de corruption supposée n’en sont qu’à leur début et que les choses vont nécessairement demander beaucoup de temps avant que le verdict tombe, dans un sens ou dans l’autre. C’est la raison pour laquelle il faut faire la part des choses entre les différentes décisions des magistrats, en charge de ces dossiers. Les juges d’instruction ont décidé soit de placer des prévenus en détention provisoire, soit de placer certains d’entre eux sous contrôle judiciaire. Dans ce dernier cas, la contrainte semble moindre, mais elle est aussi réelle. Pour ce qui est des premiers mis en cause, la détention provisoire obéit à un triple souci : protéger, tout d’abord, les éléments de preuve existants que le prévenu peut chercher à faire disparaître, prévoir l’absence ou l’insuffisance de garanties du justiciable face à l’appareil judiciaire ou, encore, le soustraire à des menaces possibles de vengeance pouvant émaner de plusieurs sources.
Dans l’esprit de bon nombre de citoyens et, plus encore, des manifestants du Hirak, la preuve est déjà faite de la culpabilité de la plupart des prévenus. Or, ce n’est pas certain. Bien sûr, l’enthousiasme des médias a beaucoup contribué à ce genre de certitudes, d’une part, et, d’autre part, l’immense humiliation vécue par la majorité des Algériennes et des Algériens, au cours du quatrième mandat de Bouteflika, a multiplié les sentiments de rancœur et de soif de justice à l’encontre des bénéficiaires de la rente distribuée, au gré de leurs calculs, par les membres du clan. La réaction de la Rue aura été aussi enthousiaste que celle des médias et c’est chose légitime quand on pense à la gravité de la situation dans laquelle le pays a été plongé, non seulement économiquement mais aussi politiquement, par des dirigeants devenus sourds et aveugles aux revendications de tout un peuple alors que certains d’entre eux ne possédaient aucune légitimité de sa part. C’est en ce sens qu’il faut aussi comprendre la démarche du commandement militaire qui insiste sur le respect de la Constitution, texte émanant, même en théorie, de la volonté populaire. A travers cette exigence répétée de respect de la loi fondamentale, c’est toute la stabilité et la durabilité des institutions qui sont en jeu et, à cela, s’ajoute, encore plus, la question de la sécurité du pays, en proie, ces dernières années, à des menaces à la fois nombreuses et clairement affichées.

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