{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Karim Younès a le «cœur gros»

Tac au tac. Karim Younès n’est pas du genre à s’en laisser conter. Ceux qui le connaissaient moins, le découvrent un peu plus chaque jour. Comme, hier, lorsqu’il a déclaré «celui qui ne veut pas dialoguer est libre…mais qu’il me laisse mon droit de dialoguer». Visiblement, Karim Younès avait le cœur gros «comme çà». Il n’a pas mis de gants pour le «vider». Et si ceux qui rejettent le dialogue «veulent brûler le pays, qu’ils assument, mais ils ne m’entraîneront pas avec eux» a-t-il tenu à ajouter. Lui, il est venu aider l’Algérie à sortir de la crise. Il a répondu à l’appel du pays. Sans autre intérêt personnel. Sans aucune ambition politique pour le futur. «Je me suffis de mon passé qui a été intense et honorable et dont je suis fier» a-t-il lancé à ceux qui auraient des doutes. Il faut savoir en effet que parmi les mesures contraignantes imposées aux membres du panel il y a l’interdiction de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle. D’ailleurs, l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, a dit clairement qu’il «visait» la présidentielle en déclinant l’invitation à rejoindre le panel. Il faut savoir aussi que faire partie du panel n’ouvre droit à aucune rémunération. C’est du volontariat. Ammar Belhimer l’a confirmé. Ils n’ont pas non plus de limousine avec chauffeurs et gardes du corps payés par la collectivité. D’ailleurs, les jeunes qui s’étaient invités bruyamment, samedi dernier au siège du panel, prouvent que les portes du dialogue sont grandes ouvertes. Sans filtre préalable. Mieux, Karim Younès a refusé de faire sortir les jeunes par la force. Pour lui c’est un lieu de dialogue, pas d’exclusion. Il a pris les devants pour que la police n’opère aucune arrestation parmi ces mêmes jeunes qui avaient fait une entrée tonitruante. Ils ont pu s’exprimer. Karim Younès et des membres du panel ont écouté les jeunes qui sont finalement repartis plus sagement qu’à l’arrivée. Il s’avère plutôt coriace, Karim Younès. Son «carburant», c’est son patriotisme. L’Algérie est au carrefour du meilleur et du pire. Tous les patriotes ont rendez-vous avec l’histoire. Si ceux qui rejettent le dialogue se disent «démocrates», la démocratie, la vraie, que le panel veut remettre sur pied passe inévitablement par le dialogue. Mais toute cette effervescence fait oublier certains acteurs politiques. Où sont passés les islamistes ? Makri, Djaballah, Soltani,…On ne les voit plus ! On ne les entend, plus !

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours