{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

L’université planche sur la crise

Neurones. Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) a mis à contribution des universitaires, « experts en droit constitutionnel ». Ils ont élaboré une proposition de sortie de crise intitulée « La feuille de route de l’université algérienne pour un dialogue national ». C’est ce qu’a fait savoir, samedi dernier, le coordonnateur de cette association des enseignants de l’université, Abdelhafid Milat. Elle «sera dévoilée prochainement» a-t-il précisé avant d’en tracer les grandes lignes. D’abord, il s’agit de mettre sur pied « une instance nationale chargée de l’organisation du dialogue ». Un dialogue exclusivement civil, tient-il à souligner. Cette instance sera composée de six membres dont trois seront désignés pour représenter les autorités et trois autres qui seront élus et « choisis parmi les partis politiques, la société civile, les personnalités et les élites nationales ». Ensuite, le dialogue aura pour « unique objectif, l’examen des mécanismes d’organisation d’une élection présidentielle dans les plus brefs délais » dira-t-il. Enfin, il faudra amender la loi électorale pour attribuer les prérogatives nécessaires au fonctionnement de cette nouvelle instance. Le tout dans « un délai de 3 mois maximum » selon lui. Pour les enseignants de l’université, c’est « le président élu qui sera chargé d’opérer les profondes réformes politiques revendiquées par le Hirak populaire ». C’est clair, net et précis comme savent l’être des enseignants. S’agissant des propositions entendues jusqu’ici, ce sont pour Milat « juste des paroles dépourvues de mécanismes d’application». Plus précis, il ajoute concernant «l’appel à une transition, à une Assemblée constituante ou à la personnalité consensuelle» que ce sont là des «scénarios politiques sur lesquels il est impossible de s’entendre ». Ceux qui les lancent le savent pertinemment. C’est juste pour masquer d’autres objectifs. On peut citer sans se tromper l’objectif de changer le régime présidentiel à suffrage direct. Avec, en lieu et place, un régime parlementaire (constituante). Quand on est convaincu de ne pas avoir l’électorat suffisant pour ouvrir le chemin du pouvoir, on essaye d’autres « pistes », plus tortueuses, pour y parvenir. Ou encore ces personnalités « jouissant d’une crédibilité populaire » d’un Hirak sans représentants. Cette initiative des universitaires a le mérite d’apporter plus de sérieux dans la recherche d’une sortie de crise !

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours