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La vraie urgence

L’urgence devient de jour en jour évidente. L’économie du pays est en souffrance si l’on en juge par les signaux d’alarme qui se multiplient dans différents secteurs. Il est plus que temps de faire preuve de réalisme et de réunir les conditions indispensables à la tenue d’un dialogue inclusif pour sortir de la crise. La feuille de route est claire. Il faut, en effet, rassembler un panel crédible et représentatif qui devra œuvrer à créer les conditions pratiques et responsables d’où naîtra, en premier lieu, l’instance chargée du contrôle du scrutin présidentiel. Ce qui rendra inéluctable l’opération de révision de la loi électorale afin que ledit scrutin puisse se dérouler dans les normes démocratiques les plus avérées, loin de toute contestation et de toute suspicion.
Ouvrons ici la parenthèse pour rappeler à ceux qui l’ignorent ou qui font semblant de l’ignorer que le pays est en train de traverser la phase de transition réclamée à tout-va, et cela depuis la démission de Bouteflika. Quant à la revendication opiniâtre de la constituante, elle renvoie à des objectifs et à des fausses certitudes qui pouvaient être recevables, en leur temps, mais qui, aujourd’hui, revêtent les formes d’un danger caché pour l’unité et la sécurité du pays. Que des officines secrètes travaillent en ce sens, cela ne fait aucun doute, mais que des Algériens, prétendument responsables et attachés à leur identité, y contribuent, devient, forcément, préoccupant.
L’heure est à l’encouragement des initiatives telles que celle du forum civil pour le changement, car elles servent d’aiguillon à d’autres démarches dont il faut espérer l’émergence rapide pour engager, au plus vite, la convocation d’une élection présidentielle dont les apparats seront clairement balisés par l’instance indépendante chargée du suivi et du contrôle, et cela, à tous les niveaux des collectivités territoriales dont dispose le pays. Ce sera la toute première fois, dans l’histoire de l’Algérie indépendante, qu’un président sera élu démocratiquement et, en sa qualité incontestable de représentant légitime de la volonté populaire, il lui appartiendra, alors, de conduire l’ensemble des grands chantiers de réforme de l’Etat et de révision des lois, conformément aux revendications populaires manifestées, sans relâche, depuis le 22 février dernier. Des revendications dont les thèmes emblématiques concernent une justice exemplaire et un véritable Etat de droit.

De Quoi j'me Mêle

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