{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Le message du Caire

L’Algérie était en liesse, encore hier, au lendemain du duel remporté face au Nigeria, dans des conditions particulièrement stressantes et un arbitrage plus que suspect. Qu’importe le flacon puisqu’on a eu l’ivresse. Tout un peuple a vécu dès le coup de sifflet final un printemps tardif mais flamboyant, avec des airs de fantasia et une fraîcheur à nulle autre pareille. Sans conteste, le football est roi et la ferveur nationale de ces foules chantant et dansant d’une seule et même cadence l’atteste pleinement. Il a suffi d’un geste, du reste magistral, de Mahrez pour provoquer le rush, non seulement partout en Algérie, mais également dans plusieurs villes de France où l’extase n’avait rien à envier à celle vécue sur nos places.
Par milliers, les fans ont crié leur joie, jusque tard dans la soirée, et on voit bien que cette ferveur unanime découle d’un trop-plein de déceptions et de résignations, accumulées pendant de nombreuses années. Le parcours de l’Equipe nationale a ainsi résonné comme un air de revanche, à la fois dans les cœurs et dans les esprits, apportant du baume à ces milliers de manifestants qui battent le pavé, depuis le 22 février, pour réclamer une Algérie nouvelle, authentiquement ressourcée dans les valeurs de Novembre.
Pendant ces heures d’allégresse, les pseudo «fondamentalistes» du Rassemblement national, ex-FN de basse cour, s’en sont donnés à cœur joie, stigmatisant à l’extrême la communauté algérienne, sous prétexte que le drapeau algérien leur donne de l’urticaire. Sombres nervis d’une idéologie crasse dont il suffirait de déblayer les origines pour leur faire comprendre que ces jeunes qu’ils désignent à la vindicte ont pour parents et grands-parents des soldats qui ont versé leur sang pour la France tandis que les leurs étaient terrés Dieu sait où. Qu’ils aillent faire un tour du côté des cimetières de Verdun ou de Monte Cassino, avant de se poser en «patriotes», hypocritement vertueux ! Lorsque la communauté portugaise ou d’autres manifestent de manière identique, cela ne les dérange nullement, mais l’Algérie, Mon Dieu! Comme dit l’adage, «les chiens aboient, la caravane passe», et elle repassera encore et encore. C’est ainsi que Riad Mahrez a répondu sobrement à la xénophobie pestilentielle d’un proche de Marine Le Pen, en tweetant « le coup franc était pour toi !».
Car ce qui dérange en vérité, c’est cette profonde communion et cette foi patriotique qui ne reposent sur aucun calcul, si ce n’est celui d’honorer les chouhadas et l’emblème national qui témoigne de leur sacrifice. En ce sens, la communauté algérienne à l’étranger et les guerriers du Sahara sont dans une parfaite osmose avec leur peuple, et c’est tout ce qui importe.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours