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Le poids des maux

Au lendemain des premières manifestations du Hirak, en février dernier, et pour répondre aux revendications fortement exprimées par le mouvement citoyen, à travers toutes les villes du pays, la lutte contre la corruption est devenue une préoccupation majeure des institutions étatiques et, notamment, du secteur de la Justice. Celle-ci s’est, dés lors, attachée promptement à diligenter d’innombrables procédures à l’encontre de tous ceux qui défrayaient la chronique en la matière, mais aussi ceux qui agissaient dans l’ombre.
Il était évident que cette opération salutaire d’assainissement des institutions du pays ne pouvait se conclure en un tour de main, sachant l’ampleur du fléau et ses ramifications tout azimut. Qu’il s’agisse de représentations nationales ou locales, on trouve, en effet, les mêmes effets et les mêmes dégâts socio-économiques. L’impunité aidant et la certitude de n’avoir à répondre devant qui que ce soit ont conduit nombre des mis en cause à perpétrer des méfaits hautement préjudiciables à l’intérêt du pays et de son peuple. C’est ce qu’on appelait, dans les années 70, un acte de haute trahison qui relevait, alors, d’une Cour spéciale des infractions économiques dont les verdicts semaient, par avance, la terreur…
La volonté, affichée aujourd’hui, d’en finir avec ce phénomène a déjà donné quelques spectaculaires décisions, puisque d’anciens Premiers ministres, des ministres et des cadres supérieurs de la Nation ont été mis en détention provisoire, sur la base de lourdes charges découlant d’une instruction dont on imagine qu’elle se nourrit d’enquêtes préétablies… C’est là le signe de la mise en œuvre d’une politique globale de sanction et de prévention de la corruption, devenue vitale tant le pays est profondément gangréné par un fléau qui a rendu illusoires les principes d’intégrité, de transparence et de responsabilité dans la gestion des biens et des deniers publics.
Les exemples sont légion et il n’existe pas une seule collectivité locale où les preuves flagrantes de ces atteintes inqualifiables à l’économie nationale ne soient visibles à l’œil nu. Que dire, en effet, de certains élus qui s’emparent de biens de l’Etat et de terrains de servitude appartenant à une importante entreprise publique, au su et au vu de tout le monde ? Les enquêteurs ont du pain sur la planche et leur tâche ne prendra certainement pas fin avec l’élection présidentielle, au contraire. Leur mission revêt, en ces temps de mobilisation populaire, un caractère historique qui déterminera, pour beaucoup, le rétablissement de la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat.

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