{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Oligarques en prison, et leurs salariés ?

Point d’ordre. Le gouvernement vient de décider la mise en place d’un « organe multisectoriel gouvernemental chargé du suivi des activités économiques et de la préservation des outils de production et des postes d’emploi ». L’organe est placé sous la présidence du ministre des Finances. De quoi s’agit-il concrètement ? Beaucoup plus des entreprises qui appartiennent aux oligarques qui sont en détention provisoire. On dit beaucoup plus car le communiqué du Premier ministère prend des « détours de langage » pour annoncer que cela concerne « les activités économiques et les projets qui peuvent enregistrer des perturbations à cause des mesures conservatoires, et ce, en vue de leur trouver des solutions juridiques dans le but de préserver leur rôle socio-économique, notamment les postes d’emploi ». Le langage journalistique est plus direct. L’Etat tient à surtout préserver les emplois des entreprises de Rebrab, de Ali Haddad, de Oulmi, des Kouninef, de Tahkout. Sans vouloir jouer aux grands économistes, disons simplement que des mécanismes existent. Comme partout dans le monde. On appelle cela la « procédure de sauvegarde ». Ou encore la « mise sous tutelle de la société ». Mais au-delà de la procédure, c’est l’occasion de poser la question, de savoir pourquoi ces oligarques n’ont pas introduit leurs entreprises en Bourse. Ce qui aurait donné plus de transparence à leurs activités. Et aurait permis au gouvernement de gagner du temps. Etre coté en Bourse oblige à la transparence. Entre autres, le nombre réel des effectifs. Or jusque-là, les chiffres annoncés par les propriétaires ne sont pas certifiés. Les gonfler fait partie de la « Com ». Ensuite cela évite des déclarations stupides comme celle de la défense d’un de ces groupes qui se demandait « qui allait signer la paie des employés » de son client emprisonné. Cela voudrait dire que toutes ces entreprises ne peuvent fonctionner que du vivant de leurs propriétaires. La nature même des entreprises dans notre pays, qui est de type familial, leur donne un caractère « artisanal » qui limite leurs actions dans le temps et l’espace. Il y a aussi la part de l’informel qui sévit dans plusieurs de ces entreprises. Excepté cinq entreprises algériennes (publiques et privées) cotées en Bourse. Il y a une sérieuse réforme du Code de commerce à envisager et rendre obligatoire le financement alternatif. Au lieu de « pomper », sans fin, dans les banques publiques !

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours