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Stratégie culturelle sans formation

A l'affiche. De tous les segments de la culture, il n'y a que la musique qui est quelque peu «debout» si l'on ose dire. Ceci grâce aux initiatives privées d'associations qui dispensent des formations qui ont permis la constitution de quelques orchestres que l'on voit se produire ici et là dans les salles dédiées. Pour le reste, on peut lire sur le site du ministère de la Culture que «la formation artistique et culturelle englobe quatre domaines dont les beaux-arts, la musique, les métiers des arts du spectacle et de l'audiovisuel et la conservation et la restauration des biens culturels. Cette formation est dispensée à travers deux niveaux, la formation graduée et pré graduée». Il manque juste les lieux où est dispensée cette formation. En réalité, il n'y a qu'un seul institut qui est situé à Bordj El Kiffan (qui a connu ses heures de gloire dans les années 70). C'est l'Ismas (Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l'audiovisuel). Aujourd'hui, malheureusement, on ne sait pas trop ce qu'il forme. On a cherché. Au ministère de la Culture, les «actions de formation» sont «en construction» tandis qu'à l'Ismas il n'y a qu'une page d'accueil entièrement atrophiée avec des «titres» qui ne mènent nulle part. C'est le désert en matière de formation. On aurait pu penser que la réforme du secteur qui est en cours allait justement pallier ce grave déficit. Eh bien non! A peine s'il est question de «perfectionnement des formateurs et encadreurs» dans la stratégie de développement 2020-2024. Avec quels enseignants? Pour quelles écoles? Comment voulez-vous développer la production cinématographique, par exemple, si vous n'avez pas pensé à former des comédiens au préalable? Nous sommes dans le registre de la qualité. Pour les métiers techniques du cinéma, c'est la formation sur le tas qui a toujours existé et qui existe encore. Excepté quelques centres qui relèvent du ministère de la Formation professionnelle qui dispensent des cours de formation de photographe et de caméraman. Il est question dans la stratégie d'une «augmentation de la production à 20 films par an». Avec qui et avec quoi? Dans cette même stratégie il est inscrit que «Pour réaliser un décollage dans ce domaine, la ministre a proposé des exonérations fiscales et parafiscales en faveur des professionnels du secteur.» La formation des acteurs et les scénarios c'est, certainement, pour la prochaine stratégie!

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