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Un été algérien

Sans doute, les trois derniers vendredis ont été marqués par la brusque entrée en matière de la justice qui a répondu à l’appel du vice-ministre de la Défense, chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, en faisant défiler, devant les procureurs et les juges d’instruction, les personnalités les plus en vue des décennies Bouteflika. Il n’en fallait pas plus pour frapper les esprits, même les plus méfiants, et l’opinion nationale a fini par saluer les décisions successives qui ont conduit Ouyahia, Sellal, Benyounès et d’autres - la machine est, pour le moment, en phase de rodage et de nombreux commis attendent leur tour de piste – à la prison d’El Harrach.On l’a vu dans les rassemblements du vendredi dernier, aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays. La satisfaction était manifeste et les attentes clairement affichées. Dès le premier jour de son avènement, le Hirak n’ a pas tardé à exiger des comptes à rendre des « voleurs ( qui ) ont pillé le pays ». Et d’égrener les noms de tous ceux qu’il accuse, frontalement, de faits et de méfaits au détriment de la nation tout entière. Cependant, il semble bien que les arrestations successives ne parviendront pas à rassasier pleinement la Rue qui campe toujours sur certaines positions, telles que l’exigence du départ de certains dirigeants en place, au motif qu’ils ont participé aux différents mandats de Bouteflika. Avec tout ce que cela suppose comme présuppositions. Raison pour laquelle le vice-ministre de la Défense, chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah a durci le ton dans son dernier discours, maintenant le cap de l’élection présidentielle comme seule et unique porte de sortie de la crise et ce dans le cadre strictement constitutionnel. Sortir de cette voie, a-t-il de nouveau martelé, c’est vouloir plonger l’Algérie dans une période aventureuse et porteuse de tous les dangers. Il a par la même occasion adressé ce qui semble bien un dernier avertissement aux partisans de cette démarche aventureuse dont les manœuvres auraient commencé depuis des mois, avec comme objectif de transformer en profondeur la doctrine de Novembre et les engagements de l’Algérie au plan interne et international. Une chose semble sûre, compte tenu de la situation actuelle dont on ne sait quelle sera l’évolution au cours des prochaines semaines : l’été aura beau être chaud, la rentrée risque de l’être plus encore même si les manifestations se veulent résolument pacifiques.

De Quoi j'me Mêle

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