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Un seul héros, le peuple !

Depuis le 22 février, le pays vit au rythme de manifestations au caractère inédit, dans presque toutes les wilayas et singulièrement dans la capitale. Très vite, il est apparu que cette mobilisation ne constitue pas une simple révolte contre des conditions de vie insupportables, mais qu’elle se drape d’un humus révolutionnaire allant jusqu’à contester la nature du système politique en place, après avoir exigé, purement et simplement, la fin de la commedia dell’arte que fut le 5ème mandat.
On peut disserter à satiété sur les conditions qui ont prévalu à son émergence et tirer des plans sur la comète en ce qui concerne les étapes futures de son évolution. Pour l’heure, force est de reconnaître que cette fièvre qui s’est emparée, d’une manière inattendue et démesurée, des villes et des cités du pays, quand bien même elle serait la conséquence d’une agitation nourricière sur des réseaux sociaux dont il conviendrait, plus tard, d’analyser le rôle et les conséquences sur le mouvement, cette fièvre donc découle de la longue tradition de lutte pour la dignité dont peut se prévaloir le peuple algérien.
Une tradition qui ne s’est jamais démentie, des siècles durant, et qui a revêtu, en ces derniers mois, les revendications majeures de la liberté et de la démocratie réelle. Ainsi, les évènements présents s’expliquent-ils par cette inépuisable tendance à reconstruire l’édifice au gré des attentes et des aspirations populaires les plus fortes. Cela apparaît clairement dans les slogans et les mots d’ordre des manifestants qui battent le pavé, depuis bientôt six mois, et reprennent à leur compte des objectifs antérieurs sans avoir, pour autant, tiré les leçons qui s’imposent quant aux conditions particulières dans lesquelles ils ont été exprimés.
Il y a, cependant, quelque chose d’éminemment positif dans tout ce qui se passe, depuis le commencement, cette surprenante réappropriation des symboles de l’identité nationale, avec un refus catégorique de tomber dans le piège de la division, ces chants patriotiques et ces références, opportunément engagées, aux prestigieuses figures de la lutte pour l’indépendance du pays que sont Larbi Ben M’hidi, Mostefa Ben Boulaïd, Ali la Pointe et d’autres. A l’ombre de l’emblème du 1er Novembre, ils disent par milliers, chaque vendredi, et en tous lieux, l’éternel slogan de l’Algérie souveraine :«Un seul héros, le peuple !».

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