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Syrie

L’armée encercle un poste d’observation turc à Idlib

Mercredi, le président Vladimir Poutine présent à Paris pour une rencontre avec son homologue français Emmanuel Macron, à la veille du sommet du G7, a écarté la proposition de son hôte qui plaidait pour un « cessez-le-feu immédiat dans la province d’Idlib ».

Les forces armées syriennes encerclaient, hier, le principal poste d’observation de l’armée turque, dans le nord-ouest de la Syrie, près de la province d’Idlib, après avoir conquis la ville stratégique de Khan Cheikhoun ainsi que plusieurs villages et localités des alentours, selon les déclarations d’une ONG. «Les forces du régime encerclent le poste d’observation turc de Morek, après avoir conquis les autres localités de cette poche», située entre les provinces d’Idlib et de Hama, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Tout le secteur est actuellement encerclé par les forces gouvernementales qui se sont emparées mercredi de la ville de Khan Cheikhoun, après le retrait des terroristes et des rebelles, selon l’OSDH.»Le régime a pris le contrôle de toutes les localités et les villages de cette poche encerclée, notamment Kafr Zita et Latamné, sans livrer aucun combat ni faire face à aucune résistance», a indiqué l’Observatoire. L’Armée arabe syrienne et ses alliés russes, iraniens et libanais (Hezbollah) bombardaient presque quotidiennement, depuis avril dernier, la province d’Idlib et les zones voisines des provinces de Hama, Lattaquié et d’Alep, où avaient été regroupés par milliers les terroristes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex- Al Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda) mais aussi ceux des groupes rebelles soutenus par Ankara, dont le Front national de libération. Depuis le 8 août, les forces gouvernementales ont accentué la pression avec une progression au sol, libérant au fur et à mesure le territoire des terroristes et des rebelles. Soutenant certains groupes rebelles syriens, la Turquie —frontalière de la région d’Idlib— a déployé des forces sur plusieurs postes d’observation, à travers les provinces d’Idlib et de Hama, au lendemain de l’accord conclu à Sotchi par les présidents Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, accord qui n’a jamais été appliqué par les factions terroristes. La présidence turque avait déjà averti mercredi qu’il n’était «pas question de fermer ou de déplacer» le poste d’observation de Morek. Tous les postes d’observation «continueront à opérer là où ils sont», avait-elle précisé. Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie s’est complexifiée avec l’implication de nombreuses puissances occidentales et régionales, faisant plus de 370.000 morts et environ 5 millions de déplacés. Mais l’étau de l’offensive syrienne s’est traduite déjà, mercredi dernier, par la mise en échec du convoi militaire dépêché par Ankara afin d’approvisionner les groupes rebelles présents à Khan Cheikhoun en armement et en munitions, lesquels groupes ont du fuir précipitamment la ville stratégique située au carrefour de l’autoroute qui relie Damas à Alep.Mercredi, le président Vladimir Poutine présent à Paris pour une rencontre avec son homologue français Emmanuel Macron, à la veille du sommet du G7, a écarté la proposition deson hôte qui plaidait pour un « cessez-le-feu immédiat dans la province d’Idlib », affirmant qu’il fallait, au contraire, « en finir avec les terroristes » dans cette région de la Syrie, ce qui semble résonner comme une fin de non recevoir aux exigences de la Turquie dont les dirigeants négocient difficilement avec les Etats-Unis une zone tampon destinée à éviter les affrontements avec les forces kurdes des FDS-YPG, allées de Washington. Dans ce contexte, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont mis d’accord, hier, lors d’un entretien téléphonique pour «intensifier leurs efforts communs» dans la province d’Idlib, où l’armée syrienne soutenue par Moscou progresse face aux terroristes et rebelles, a annoncé le Kremlin. L’entretien a lieu alors que la situation induit des tensions entre Moscou qui soutient Damas et Ankara qui appuie les rebelles et les terroristes. Les deux chefs d’Etat se sont mis d’accord «pour intensifier les efforts communs avec l’objectif de liquider la menace terroriste», a indiqué le Kremlin, dans un communiqué. Selon la présidence turque, Erdogan a affirmé que «les attaques ont ouvert la voie à une grave crise humanitaire» et qu’elles «constituent une sérieuse menace contre la sécurité nationale » de la Turquie. ( avec agence )

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