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En cas d’attaque américaine

L’Iran menace d’un embrasement régional

Pour expliquer l’annulation à la dernière minute des frappes contre l’Iran, Trump a fait valoir son humanisme et sa volonté d’ « éviter un drame humain »…

Le président américain Donald Trump a beau avoir reconnu l’exactitude des révélations du New York Times, selon lesquelles des attaques avaient été décidées contre plusieurs sites iraniens avant qu’il ne les suspende in extremis, soit très exactement selon ses dires « dix minutes avant l’horaire prévu », l’Iran a, néanmoins, averti, hier, les Etats-Unis que toute attaque contre son territoire entraînerait des conséquences dévastatrices pour leurs intérêts dans la région moyen-orientale. «Tirer une balle en direction de l’Iran mettra le feu aux intérêts de l’Amérique et de ses alliés», a affirmé le général de brigade Aboul fadhl Shekarchi, porte-parole de l’état-major conjoint des forces armées iraniennes dans un entretien publié par l’agence Tasnim. Pour expliquer l’annulation à la dernière minute des frappes contre l’Iran, Trump a fait valoir son humanisme et sa volonté d’éviter un drame humain, ce qui ne l’a pas d’ailleurs empêcher de réaffirmer qu’il y aura des représailles au cas où Téhéran s’aviserait d’abattre un appareil américain. «Nous étions armés et prêts à riposter (dans) la nuit (de jeudi à vendredi) contre trois sites différents quand j’ai demandé combien (de personnes) allaient mourir», a-t-il raconté dans une série de tweets détaillés.»150 personnes, Monsieur, a été la réponse d’un général.
10 minutes avant la frappe, je l’ai stoppée, c’était disproportionné par rapport à une attaque contre un drone.»
Les observateurs sont unanimes à relativiser les déclarations de l’Iran et des Etats-Unis selon lesquelles aucun des deux pays ne souhaite la guerre, et on peut penser que la multiplication des incidents dans la région du Golfe arabo-persique ainsi que l’escalade des tensions et des menaces bellicistes augure d’un risque réel d’embrasement. Voilà une semaine que des propos incendiaires émanent aussi bien de la Maison-Blanche que du Pentagone, avec le souci évident d’imposer à l’Iran une réponse contrainte et forcée à l’appel de Donald Trump pour des discussions sur le nucléaire, le programme balistique et les ambitions régionales du régime de Téhéran. Le rejet de cette offre, présentée récemment par le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui s’est rendu à Téhéran pour la 1ère fois, a sans doute exacerbé le président américain qui veut concrétiser son plan de neutralisation de l’Iran, selon les termes convenus avec ses alliés, l’israélien Netanyahu et les monarchies du Golfe. D’où le regain de tensions observé avant même l’annonce du drone américain abattu par la DCA iranienne dés lors qu’il avait pénétré selon elle dans son espace aérien, chose évidemment démentie par le Pentagone et la Maison Blanche.
La première réaction de Trump avait été de menacer l’Iran des pires foudres qu’on puisse imaginer. Très sobrement, il a indiqué ne pas souhaiter la guerre mais que si elle devait avoir lieu elle entraînerait « un anéantissement ( de l’Iran ) comme on n’en a jamais vu auparavant ! ». Réponse du berger à la bergère, le général Shekarchi a simplement déclaré que « l’Amérique et ses alliés (seraient) intégralement consumés » en cas d’attaque contre son pays. Entendez principalement « ses alliés », si vous voulez comprendre les raisons d’un brusque revirement des faucons américains. Ultime révélation de Téhéran, les dirigeants iraniens ont annoncé samedi dernier disposer de « preuves irréfutables » montrant que le drone abattu se trouvait bien dans leur espace aérien contrairement aux allégations de la Maison- Blanche et du pentagone, chargeant sa représentation diplomatique à l’ONU de déposer une plainte en bonne et due forme et ce en prévision de la réunion du Conseil de sécurité demandée par les Etats-Unis. Les Etats-Unis vont chercher aujourd’hui, au Conseil de sécurité de l’ONU, à enfoncer l’Iran parce qu’il « rejette les ouvertures diplomatiques » de la Maison- Blanche ainsi que l’a affirmé vendredi l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Iran, Brian Hook, selon lequel Téhéran devait «répondre à la diplomatie par la diplomatie, non pas par la force». Un propos tenu dans une base militaire américaine en Arabie saoudite, auquel a répondu sur Twitter le porte-parole de la diplomatie iranienne, Abbas Moussavi : « les Iraniens répondront à la diplomatie par la diplomatie, au respect par le respect et à la guerre par une défense acharnée »…
 

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