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Les Tunisiens dans l’attente des «révélations » de Béji Caïd Essebsi

La loi de l’exclusion est contestée

Toute la classe politique tunisienne est en ébullition après l’annonce faite par le directeur de cabinet du chef de l’état selon laquelle il n’y aura pas de ratification de la loi électorale votée par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Hier, le dépôt des candidatures pour les législatives tunisiennes du 6 octobre prochain a débuté tandis que le Code électoral, amendé et adopté par le Parlement, attend toujours d’être ratifié par le président Béji Caïd Essebsi. Critiqué par plusieurs partis, dont Ennahdha, ainsi que par des personnalités influentes de la société civile, le chef de l’état devait prononcer, dans la soirée, un discours pour justifier son refus de ratifier la nouvelle loi. Il devait en outre, selon les révélations de son fils Hafedh Caïd Essebsi, révélé un certain nombre de faits qui ont contribué à plomber la situation politique dans le pays. »Tous nos bureaux sont prêts pour recevoir les candidatures pour les législatives», avait déclaré, dimanche dernier, Nabil Baffoun, président de l’Instance chargée des élections en Tunisie (Isie).
Passant outre le Majless Echoura, le leader de la formation islamiste Ennahdha, proche des Frères musulmans, Rached Ghanouchi, a confirmé dimanche matin sa présence en tête de liste dans la première circonscription électorale de la capitale, Tunis 1. Le fait a été ensuite entériné par un communiqué du mouvement qui a fait part, à cette occasion, de « sa vive préoccupation » face au refus du président Béji Caïd Essebsi de ratifier le Code électoral. Toute la classe politique tunisienne est, en effet, en ébullition après l’annonce faite par le directeur de cabinet du chef de l’état selon laquelle il n’y aura pas de ratification de la loi électorale votée par l’Assemblée des Représentants du peuple (ARP).
Interrogé à cet effet, le président de l’Isie a estimé que la non-promulgation du Code électoral amendé « n’entraîne aucune confusion dans la tenue des prochaines élections législatives et présidentielle » puisque, dans un tel cas de figure, « c’est l’ancienne loi électorale qui sera appliquée ». Cette « ancienne loi électorale » avait fait l’objet en juin dernier d’un toilettage qui a déclenché une vague de protestations plus ou moins véhémentes, suivies d’une polémique non moins vive sur les tenants et les aboutissants des amendements votés par l’ARP où s’imposent en force les partis de Ghanouchi (Ennahdha) et du chef du gouvernement Youssef Chahed (Tahya Tounès ). Les articles sujets à polémique concernent d’ une part les responsables d’associations caritatives parce qu’ils distribuent des « aides directes » aux citoyens – et qu’ils peuvent de ce fait acheter leurs voix – et d’autre part ceux de formations politiques faisant l’apologie de la dictature. Dans ce dernier cas de figure, la cible est unique puisqu’il s’agit du Parti destourien libre (PDL) de Abir Moussi. Celle-ci ne manque pas en effet de dénoncer avec véhémence les tenants de la révolution du Jasmin tout en défendant le bilan des années Zine el Abidine Ben Ali, attitude qui lui a valu une popularité grandissante dans la Tunisie profonde.
Ennahdha et surtout Chahed ont montré par là-même qu’ils prennent très au sérieux la menace représentée par la candidature du magnat des médias, Nabil Karoui, dont la grande popularité résulte des campagnes de charité télédiffusées sur Nessma TV, même s’il est poursuivi pour blanchiment d’argent, ou par la tonitruante présidente de l’association Aïch Tounsi, Olfa Terras Rambourg, elle aussi mécène à ses heures. Leur réaction à travers la modification du Code électoral a conduit Karoui et quelques autres candidats indépendants à la présidentielle du 17 novembre à adresser une supplique au président Béji Caïd Essebsi lui demandant de ne pas ratifier une loi opportunément triturée.
C’est une des raisons pour lesquelles le chef de l’état, à peine remis du grave malaise qui l’a conduit à une hospitalisation le 27 juin dernier, vient de laisser entendre qu’il ne signera pas le document en question et qu’il s’en expliquera dans la soirée du lundi au mardi, à la télévision, non sans promettre, au passage, quelques révélations sur le climat délétère du milieu politique tunisien.

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