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Washington a envoyé les renforts militaires prévus

La peur grandit au Moyen-Orient

A une question sur les conditions dans lesquelles il se verrait en train de recourir à la force militaire, le président américain n’a pas été par trente-six chemins et il a mis en exergue la question du nucléaire.

Maison-Blanche et Pentagone jouaient une partition contraire, le président Donald Trump relativisant pour la première fois la portée de l’attaque des deux navires pétroliers en mer d’Oman, après l’avoir instantanément attribuée à l’Iran, tandis que Patrick Shanahan brandissait de nouvelles « preuves » du délit ( cf article ci-dessous). Trump a carrément minimisé l’importance stratégique de cette zone pour les Etats-Unis. «Jusqu’ici, cela a été très limité», a-t-il ainsi affirmé dans un entretien au magazine Time. Sans aller jusqu’à émettre des doutes sur les arguments des services de renseignement américains qui accusent l’Iran d’être derrière ces attaques, Donald Trump insiste sur le fait que la région s’avère moins stratégique qu’auparavant pour les Etats-Unis, sur le plan énergétique. «D’autres pays se fournissent très largement en pétrole dans cette région», a estimé le milliardaire américain. «Pour nous, ce sont de très faibles quantités. Nous avons fait d’énormes progrès sur l’énergie au cours des deux ans et demi écoulés», a-t-il argumenté. «Nous ne sommes plus dans la position dans laquelle nous étions auparavant au Moyen-Orient», a-t-il souligné en conséquence.
à une question sur les conditions dans lesquelles il se verrait en train de recourir à la force militaire, le président américain n’a pas été par trente-six chemins et il a mis en exergue la question du nucléaire. Ce qui tend à renforcer la thèse iranienne d’une montée des tensions orchestrée autour de la visite à Téhéran du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, la première d’un chef du gouvernement de ce pays depuis 1978, chargé de proposer pour la enième fois aux dirigeants iraniens le « dialogue » souhaité par le président américain sur le dossier du nucléaire et des missiles balistiques.
On sait quelle a été la réponse de Téhéran puisque Shinzo Abe est reparti sans bruit à Tokyo et que l’affaire des navires a surgi dans une clameur spectaculaire des monarchies du Golfe qui réclament depuis, avec une ardeur sans pareille, que soient « garanties » et « protégées » les voies d’approvisionnement en pétrole empruntées par les tankers des principaux clients que sont les puissances occidentales autres que les Etats-Unis. Toujours est-il que Trump « laisse un point d’interrogation » sur les autres sujets qui fâchent même si, entre- temps, le Pentagone a confirmé l’envoi des 1500 militaires supplémentaires au Moyen-Orient qu’il avait décidé au lendemain des « mystérieux » sabotages de quatre autres pétroliers au large de la côte des Emirats arabes unis. A titre de rappel, les deux navires qui ont été visés par les attaques « d’origine indéterminée » ces derniers jours, au passage névralgique du détroit d’Ormuz, sont de nationalité norvégienne et…japonaise. La réaction immédiate de l’Iran fut de qualifier les accusations proférées par Donald Trump et les services de renseignement américains de « totalement infondés ».
L’annonce de l’Iran selon laquelle il va s’affranchir de certaines dispositions de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 et dénoncé par Trump deux ans plus tard, avec un durcissement des sanctions américaines contre Téhéran, préoccupe la plupart des chancelleries et notamment celles des puissances occidentales dont les Etats-Unis. Les dirigeants iraniens avaient donné un délai aux pays européens signataires de l’accord pour trouver une solution de nature à respecter leurs engagements économiques mais les pressions de Washington ont atteint un tel degré que ni l’Allemagne ni le Royaume- Uni et encore moins la France, impuissantes face à l’axe Trump-netanyahu, ne sont capables de trouver une quelconque parade au diktat de l’administration Trump afin de sauver un accord dont tout indique qu’il est mort et enterré.

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