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Un tanker battant pavillon britannique saisi par l’Iran

Levée de boucliers des capitales occidentales

La région du Golfe se trouve au cœur de vives tensions géopolitiques, sur fond de bras de fer entre l’Iran et les Etats-Unis qui y ont renforcé leur déploiement militaire. Les Européens ont exhorté hier l’Iran à libérer le pétrolier battant pavillon britannique.

Un pétrolier battant pavillon britannique saisi par l’Iran était ancré hier au port de Bandar Abbas (Sud) et une enquête a été ouverte après la collision de ce tanker avec un bateau de pêche, ont indiqué les autorités portuaires. Allah-Morad Afifipoor, directeur général de l’organisation portuaire et maritime de la province de Hormozgan où est situé le port, a affirmé que le Stena Impero était «entré en collision avec un bateau de pêche sur sa route. Et conformément à la loi, après un accident il est nécessaire d’enquêter sur les causes». «L’enquête sur les causes de l’accident a été ouverte ce jour (hier) par les experts» relevant de l’Autorité portuaire et maritime de la province de Hormozgan», a-t-il ajouté cité par l’agence de presse iranienne Fars. L’Iran a annoncé vendredi avoir saisi ce tanker, dont le propriétaire est suédois, dans le détroit d’Ormuz pour «non- respect du Code maritime international». Cité par Fars, M. Afifipoor a indiqué qu’après la collision, les personnes à bord du bateau de pêche avaient «contacté le navire britannique mais n’avaient pas reçu de réponse». Ils ont alors informé l’Autorité portuaire de Hormozgan, «conformément aux procédures légales».
Les 23 membres d’équipage sont tous à bord, a-t-il précisé. Londres avait annoncé vendredi la saisie de «deux navires» par l’Iran. Le propriétaire britannique du deuxième pétrolier arraisonné, le Mesdar, battant pavillon libérien, avait indiqué que des hommes armés étaient montés à bord mais que le navire avait été relâché et que tous les membres de l’équipage étaient sains et saufs. Par le détroit d’Ormuz transite le tiers du pétrole acheminé par voie maritime sur la planète. La région du Golfe se trouve au cœur de vives tensions géopolitiques, sur fond de bras de fer entre l’Iran et les Etats-Unis qui y ont renforcé leur déploiement militaire. Les Européens ont exhorté hier l’Iran à libérer le pétrolier battant pavillon britannique, la Grande-Bretagne dénonçant un acte «dangereux» et appelant les navires britanniques à éviter ce passage maritime stratégique où se multiplient les incidents. Arraisonné vendredi pour «non-respect du Code maritime international» par les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, le tanker Stena Impero, dont le propriétaire est Suédois, a été emmené au port de Bandar Abbas (Sud), selon les autorités portuaires de la province de Hormozgan où est situé le port. Cette saisie est survenue quelques heures après la décision de la Cour suprême de Gibraltar (extrême sud de l’Espagne) de prolonger de 30 jours la détention d’un pétrolier iranien arraisonné le 4 juillet par les autorités de ce territoire britannique, et soupçonné de vouloir livrer du brut à la Syrie en violation des sanctions européennes contre Damas. L’Iran a nié cette accusation et dit qu’il riposterait à cet acte de «piraterie». L’Allemagne et la France ont sommé l’Iran de relâcher le Stena Impero, après que les Etats-Unis ont dénoncé une «surenchère de la violence» de l’Iran.»Une nouvelle escalade serait très dangereuse pour la région», a averti Berlin. «Une telle action nuit à la nécessaire désescalade des tensions dans la région du Golfe», a mis en garde Paris. Les tensions entre Téhéran et Washington, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques depuis 1980, se sont envenimées depuis le retrait unilatéral américain de l’accord nucléaire de 2015 et le rétablissement des sanctions économiques américaines exacerbées par les échanges d’invectives et des attaques qui ont visé six navires dans la région du Golfe et ont été imputés par les Etats-Unis à l’Iran, qui a démenti. Avec ces tensions qui font craindre un embrasement, l’Arabie saoudite, un allié des Etats-Unis et principal rival régional de l’Iran, a annoncé que, pour la première fois depuis 2003, des forces américaines seraient déployées sur son sol. Le nombre des troupes n’a pas été précisé. Les Etats-Unis cherchent en outre à mettre sur pied une coalition internationale pour escorter les navires de commerce dans le détroit d’Ormuz.

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