{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Conseil de sécurité de l’ONU

Moscou et Pékin s’opposent au boycott pétrolier de Pyongyang

Dans ce document, Washington réclamait au Comité de sanctions de l’ONU chargé de la Corée du Nord de décréter que le plafond annuel autorisé des 500.000 barils avait été dépassé et que la livraison de produits raffinés devait «cesser immédiatement».

La Russie et la Chine ont bloqué mardi à l’ONU une initiative américaine visant à bloquer les livraisons de pétrole raffiné à la Corée du Nord, accusée par Washington d’avoir dépassé ses quotas autorisés pour l’année 2019, a-t-on appris de sources diplomatiques.
La Russie et la Chine ont jugé que davantage de temps était nécessaire pour étudier la requête américaine, qui était soutenue par 25 pays, dont le Japon, la France et l’Allemagne, selon les mêmes sources. Il n’a pas été possible dans l’immédiat de savoir jusqu’à quand pourrait durer la suspension imposée par Moscou et Pékin. En 2018, un blocage similaire avait été opposé aux Etats-Unis. Leur demande de faire interdire toute nouvelle livraison l’an dernier n’avait pas eu de suite. Il y a une semaine, les Etats-Unis avaient dans un rapport affirmé que la Corée du Nord avait dépassé en 2019, grâce à des transferts illégaux de cargaisons en mer, ses quotas d’importation de pétrole définis par l’ONU. Ils avaient dans la foulée demandé aux Nations unies de proclamer l’arrêt de toute nouvelle livraison.
Dans ce document, Washington réclamait au Comité de sanctions de l’ONU chargé de la Corée du Nord de décréter que le plafond annuel autorisé des 500.000 barils avait été dépassé et que la livraison de produits raffinés devait «cesser immédiatement». «Les Etats-Unis et leurs partenaires restent profondément préoccupés par le nombre de violations de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies liée à l’importation de produits pétroliers raffinés par la Corée du Nord», indiquait le rapport, assorti de photos de navires suspects. Américains et Japonais disent avoir décelé au moins huit transferts illégaux de cargaisons de pétrole au profit de navires nord-coréens, précisait le document. Soixante-dix transferts supplémentaires de pétrole en haute mer auraient aussi été relevés entre janvier et avril. «Cette question doit être tranchée après une discussion et une étude approfondies (...), sur la base de faits irréfutables et crédibles», a estimé mercredi Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. «Les parties concernées devraient faire davantage pour apaiser la situation (...) et promouvoir le règlement politique du problème de la péninsule (coréenne) et non l’inverse», a-t-il souligné lors d’un point de presse.
Selon des diplomates, les Nord-Coréens sont passés maîtres dans l’art de la dissimulation de navires (via de faux pavillons ou de faux documents) pour cacher leur usage au profit de Pyongyang. En 2017, pour faire arrêter les programmes d’armements nucléaire et balistique nord-coréens, le Conseil de sécurité avait adopté trois séries de sanctions prévoyant des limitations d’importations de pétrole et des interdictions liées aux exportations nord-coréennes de charbon, pêche ou textile. Après deux sommets pour obtenir un arrêt vérifiable des programmes d’armements nord-coréens, les négociations semblent être pour le moment dans l’impasse entre Etats-Unis et Corée du Nord.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours