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Malgré leur retrait de plusieurs bâtiments à Aden

Nouvelles attaques houthies contre une raffinerie saoudienne

Le siège du gouvernement, celui du Conseil suprême de la justice et celui de la Banque centrale ainsi que l’hôpital d’Aden ont été évacués par les séparatistes qui se préparent à quitter le ministère de l’Intérieur et la raffinerie d’Aden.

Les éléments du mouvement Ansarullah (Houthis) au Yémen, ont déclaré avoir lancé, hier, de multiples attaques de drones chargés de bombes contre une raffinerie de la compagnie pétrolière saoudienne Saudi Aramco, a rapporté la chaîne Al-Masirah, proche du mouvement.»10 drones ont attaqué la raffinerie d’Al-Shibah dans l’est du royaume wahhabite», a-t-elle dit, la qualifiant d’»attaque la plus grande» jamais perpétrée contre l’Arabie saoudite depuis le début de la guerre. Riyadh n’a pas encore confirmé ces affirmations. Les Houthis ont intensifié leurs attaques de drones contre l’Arabie saoudite, mais la plupart de ces engins ont été interceptés par la défense aérienne saoudienne. En mai dernier, un de leurs drones a frappé deux stations de pompage de la Saudi Aramco, selon les autorités saoudiennes. La tension est tombée d’un cran hier à Aden (sud) avec le début du retrait des séparatistes de positions prises au gouvernement yéménite, sous la pression conjuguée de l’Arabie saoudite et des Emirats, soucieux de ressouder leur alliance face aux rebelles Houthis. Le siège du gouvernement, celui du Conseil suprême de la justice et celui de la Banque centrale, ainsi que l’hôpital d’Aden, ont été évacués par les séparatistes, a indiqué sur Twitter le ministre de l’Information du gouvernement internationalement reconnu, Mouammar al-Iryani. Les préparatifs sont en cours pour un retrait des séparatistes du siège du ministère de l’Intérieur et de la raffinerie d’Aden, a ajouté M. Iryani. L’alliance au Yémen entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis a été mise à mal par les combats la semaine passée entre deux forces armées à Aden, dont l’une est soutenue par Riyadh et l’autre par Abou Dhabi. Les forces séparatistes relevant du Conseil de transition du sud (STC), appelées «Cordon de sécurité», sont armées et encadrées par les Emirats. Elles avaient pris le dessus sur les troupes fidèles au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par l’Arabie saoudite. Les combats ont fait au moins 40 morts et 260 blessés en quatre jours et se sont soldés par une déroute des forces de M. Hadi, dont le gouvernement a crié au «coup d’état». Si, au Yémen, l’Arabie saoudite semble soucieuse de se protéger contre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, les Emirats apparaissent avant tout vouloir étendre leur influence dans le Golfe d’Aden et au-delà, autour du détroit stratégique de Bab al-Mandeb. Mais les deux partenaires ont tenu une rencontre au sommet lundi dernier, entre le roi Salmane et l’homme fort d’Abou Dhabi, le prince héritier d’Abou Dhabi, cheikh Mohammed ben Zayed. Cette rencontre s’est soldée par des appels au calme et au dialogue et les deux pays ont rappelé que l’objectif principal au Yémen était de contrer l’influence de l’Iran, qui s’exerce, selon eux, par le biais des Houthis. Ces rebelles tiennent la capitale Sanaa depuis 2014 et ont étendu leur influence à de larges portions du nord. Dans son communiqué d’hier, annonçant l’amorce du retrait des séparatistes, la coalition a rappelé le même objectif, appelant à «unir les forces pour faire échouer la plan destructeur de l’Iran au Yémen» et à ne pas «donner l’occasion aux organisations terroristes (Al-Qaïda et l’EI) de s’attaquer à l’état yéménite». Cette annonce intervient, en outre, dans la foulée de l’arrivée à Aden, jeudi, d’une délégation militaire saoudo-émiratie, venue pour tenter de désamorcer la situation extrêmement tendue dans cette grande ville portuaire du sud du Yémen, siège provisoire du gouvernement. A Aden, des véhicules militaires saoudiens et émiratis protégeaient hier le siège du gouvernement, celui du Conseil suprême de la justice et la Banque centrale, tout en constatant que les forces du STC continuaient de tenir des positions proches. Le palais présidentiel est également passé sous protection des forces saoudiennes. Dans son communiqué, la coalition militaire, emmenée par Riyadh, évoque l’amorce d’un retrait des séparatistes, sous sa supervision, de «positions occupées ces derniers jours» à Aden. De nombreux autres bâtiments d’Aden, notamment des positions militaires, restent sous le contrôle des séparatistes.

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