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Après l’attaque de deux méthaniers en mer d’Oman

Trump accuse et Poutine met en garde

Durant les deux semaines écoulées, le président américain a envoyé plusieurs signaux en direction des dirigeants iraniens pour un « dialogue » sur le nucléaire et les missiles balistiques.

Les développements et les réactions, au lendemain de nouvelles attaques contre deux pétroliers dans le Golfe d’Oman, se multiplient sur fond de crise entre les Etats-Unis et l’Iran qui s’accusent mutuellement d’attiser les tensions dans la région. Signe de l’ampleur des craintes d’un embrasement qui affecterait non seulement le Golfe arabo-persique mais également le contexte pétrolier mondial, les appels au calme n’ont pas cessé hier, notamment ceux de la Russie et de la Chine qui ont pris la mesure des accusations proférées par le président américain Donald Trump contre l’Iran dont le démenti catégorique juge « sans fondement » les déclarations américaines et autres.
En effet, Saoudiens et émiratis n’ont pas manqué de saisir la nouvelle opportunité pour surenchérir sur l’urgence d’une sanction extrême contre Téhéran. C’est ainsi que le ministre saoudien de l’Energie, Khaled al-Falih, a demandé, comme ce fut le cas un mois auparavant, une réponse « décisive » aux menaces sur les approvisionnements mondiaux en énergie, suite aux nouvelles attaques contre des pétroliers dans la mer d’Oman. « Il doit y avoir une réponse prompte et décisive aux menaces sur les approvisionnements en énergie (...) créées par les récents actes terroristes » dans la région du Golfe, a déclaré le ministre, lors d’un sommet au Japon, selon son compte Twitter. Quelques heures plus tôt, ce sont les Emirats arabes unis qui ont demandé aux grandes puissances de contribuer à la sécurisation du commerce maritime et des approvisionnements en énergie en provenance du Golfe, consécutivement aux attaques contre les deux pétroliers en mer d’Oman.
Les deux navires, norvégien et japonais, ont été victimes, jeudi dernier, d’attaques dont l’origine est indéterminée au moment où ils se trouvaient encore près du détroit d’Ormuz, le passage maritime stratégique à l’échelle mondiale. Ces incidents ont eu lieu un mois, presque jour pour jour, après le sabotage de quatre navires dont trois pétroliers au large des côtes émiraties, en mai dernier. A ce moment-là, le président Trump et le secrétaire d’Etat Mike Pompéo avaient déjà sonné l’hallali contre Téhéran qui avait fermement démenti leurs accusations. « On voit le bateau, avec une mine qui n’a pas explosé et c’est signé » a donc martelé le président américain hier, sur Fox News, se référant à une vidéo fournie par le Pentagone dans laquelle on voit, de façon indistincte, un accostage d’un des navires pétroliers par une vedette rapide des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime iranien, arrachant de la coque du tanker une « mine ventouse non explosée ». Ce qui confirme, selon Trump, que Téhéran cherchait à faire disparaître les « preuves » de son implication. Mais nombre d’experts ont jugé la vidéo totalement « inexploitable » en raison de la très mauvaise qualité des images.
Il faut dire que, durant les deux semaines écoulées, le milliardaire américain a envoyé plusieurs signaux en direction des dirigeants iraniens pour un « dialogue » sur le nucléaire et les missiles balistiques.
En vain. Ultime tentative, la toute première visite du Premier ministre japonais Shinzo Abe à Téhéran n’avait pas d’autre objectif que celui d’insister sur la volonté de Trump d’engager des négociations.
Le choix du Japonais était dicté par le fait que son pays est un des clients importants de l’Iran en matière d’hydrocarbures mais cela n’a pas suffi puisqu’il s’est vu opposer un refus de l’ayatollah Khamenei et du président Rohani. D’où un dépit extrême du président Trump qui alterne, sans cesse, la méthode peu diplomatique de la carotte et du bâton.
De son côté, Moscou a « condamné sévèrement » les attaques, tout en invitant les Etats-Unis à ne pas « tirer des conclusions hâtives », préférant se ranger à la démarche de l’ONU qui se prononce pour une enquête indépendante afin de déterminer les véritables auteurs de ces attaques. Quant à la Chine, autre gros client du pétrole iranien, elle a prôné «le dialogue et l’apaisement ». La Ligue arabe a, pour sa part, mis en garde contre le risque élevé d’une « confrontation qui ne laissera personne en sécurité ».

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