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Arrêtés vendredi dernier

14 manifestants sous mandat de dépôt

Tous les manifestants arrêtés vendredi sont placés sous mandat de dépôt pour atteinte à l’emblème national selon l’article 79 du Code pénal.

Consternation, hier, au tribunal de Sidi M’hamed. Les manifestants arrêtés vendredi dernier en possession de l’emblème amazigh ont été placés sous mandat e dépôt. Selon, Aouicha Bekhti, avocate membre du collectif d’avocats de la défense et membre du réseau national contre la répression, «tous les manifestants arrêtés vendredi sont placés sous mandat de dépôt pour atteinte à l’unité nationale selon l’article 79 du Code pénal».
13 manifestants ont été incarcérés après avoir été entendus par un juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed, a indiqué l’avocat et défenseur des droits humains Me Noureddine Benissad. Cinq autres manifestants ont été incarcérés après leur audition par un juge d’instruction du tribunal de Bab El Oued, selon un de leurs avocats, Me Karim Heddar.
«Ces poursuites n’ont aucun fondement légal», a dénoncé Me Benissad.
Selon les militants et avocats interrogés par L’Expression, il n’y a aucun article de loi dans le Code pénal qui interdit de brandir un drapeau amazigh. Ces mêmes militants espéraient une indulgence de la justice envers ces manifestant pacifiques.
«Notre combat est juste et pacifique et rien n’entamera la détermination des Algériens à instaurer un Etat de droit», souligne Atmane Mazouz, député RCD, ajoutant que les mandats de dépôt prononcés, hier, à l’encontre des manifestants interpellés ne «fera que renforcer notre détermination à aller jusqu’au bout» .
Aux alentours des deux tribunaux, où les jeunes ont été présentés, les forces de l’ordre ont bloqué les accès pour interdire le passage aux citoyens curieux et aux journalistes. Aussi, un cordon de policiers antiémeute a été déployé et interdit le passage aux militants venus apporter un soutien aux jeunes détenus et dénoncer le jugement de la justice. Il convient de rappeler que dans son article 79, le Code pénal stipule que : «Quiconque, hors les cas prévus aux articles 77 et 78, a entrepris, par quelque moyen que ce soit, de porter atteinte à l’intégrité du territoire national, est puni d’un emprisonnement d’une durée d’un à dix ans et d’une amende de 3 000 DA à 70 000 DA. Il peut en outre être privé des droits visés à l’article 14 du présent code» ! «La notion d’atteinte à l’intégrité territoriale vise le préjudice matériel résultant d’un acte dont l’objectif a été de porter atteinte au territoire de l’État tel qu’il était avant cette opération. En quoi le port d un drapeau serait un crime?», se demande un internaute.

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