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Les islamistes savent attendre…

Cette mouvance a-t-elle épuisé la totalité de son personnel politique

Au point de ne plus pouvoir présenter une figure consensuelle ?

Dans la liste des personnalités nationales, proposées par le Forum, pour mener la médiation et le dialogue, on ne retrouve pas de nom franchement affilié à la tendance islamiste, notamment à celle des Frères musulmans. Déclinant les normes et critères adoptés pour le choix de ces personnalités, le président du Forum civil pour le changement (Fcpc), Abderrahmane Arar a cité, entre autres, « la crédibilité, la neutralité, la rupture avec l’ancien régime et l’appartenance au Hirak », ajoutant qu’ «elles ne doivent avoir aucune ambition politique». Dans le même sillage, il a expliqué que « la proposition de cette liste a pour objectif d’instaurer un climat de confiance et de sérénité, en vue d’œuvrer à trouver des solutions pour la sortie de crise que vit le pays ». Les islamistes ont-ils épuisé la totalité de leur personnel politique au point de ne plus pouvoir offrir de figure consensuelle ? Souillée par leur proximité avec le pouvoir, cette tendance peine à tirer son épingle du jeu. Complètement pris de court par le Mouvement populaire du 22 février, contrairement à ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte, où les islamistes ont réussi à récupérer la révolution, en Algérie ils viennent de subir deux revers en l’espace de deux semaines: le premier a été la nomination de l’ancien responsable de la communication de feu Cheikh Nahnah, à la tête de l’APN. C’est sans surprise d’ailleurs que le nouveau président de l’Assemblée populaire nationale est amputé du soutien du MSP, la principale formation islamiste en Algérie. Loin de se réjouir de l’arrivée d’un islamiste à la tête de l’institution législative, le parti de Abderrezak Makri torpille, dans un communiqué, son ex-militant. Le second revers est la non-représentativité à ce dialogue de la tendance des Frères musulmans. Les maisons-mères des Frères musulmans aussi bien au Qatar qu’en Turquie ne doivent pas être très fières de leur succursale en Algérie. Le MSP de Makri et El Adala de Djaballah ont très mal joué la partition du Hirak. Ils ont tenté toutes les manœuvres politiciennes imaginables et possibles, mais sans succès. Or, la force, la véritable force de cette mouvance est dans son insondable patience. Les islamistes savent attendre. Et tant que le dialogue n’est pas terminé, le président n’est pas élu, la partie n’est pas perdue, ils caresseront toujours l’espoir de s’offrir un président islamiste.

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