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A la veille du 18e vendredi de manifestations pacifiques

De quoi sera fait demain ?

Inévitablement, les manifestants vont réclamer le départ immédiat de Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui.

Après une semaine très agitée au plan judiciaire, où on a vu de gros requins derrière les barreaux, Ouyahia, Sellal, Benyounès, Oulmi, Tahkout… Comment s’annonce ce vendredi ? Quelles seront les revendications du peuple ? Inévitablement, demain, les manifestants vont réclamer le départ immédiat de Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat par intérim et de Noureddine Bedoui, Premier ministre. Ces deux derniers sont portés disparus, depuis presque deux semaines, des écrans politiques. A tel point que les citoyens lambda ironisent sur le fait que nous avons un gouvernement et un chef d’Etat « clandestins » ! Cela se vérifie lors des sorties ministérielles de moins en moins visibles sur le terrain. On rappelle dans ce contexte, que dès qu’un haut responsable entame une visite de travail, elle est vite interrompue par des citoyens curieux. On continue à les pourchasser là où ils vont. Cela s’est vérifié, aussi, avant-hier, lorsque le chef de l’Etat a inauguré dans la stricte discrétion la 52e édition de la Foire internationale d’Alger. Voilà une telle manœuvre qui renvoie une mauvaise image du pays à l’endroit des potentiels investisseurs économiques. Parallèlement à cette léthargie officielle, c’est l’institut militaire qui occupe le terrain. La nature a horreur du vide, dit-on ! Lors de son dernier discours, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a soutenu devant les cadres de la 3ème Région militaire (Béchar), «qu’en dépit de la crise politique que traverse le pays, l’Etat algérien, à travers ses différentes institutions, a su préserver toutes ses capacités de gestion, sa notoriété et ses différentes activités, comme il a pu maintenir son capital relationnel avec ses partenaires étrangers, grâce à ses fidèles enfants occupant les différents postes d’activité et fonctions». Outre ces messages transmis, il a fait savoir «qu’il est évident que la clé la plus importante est précisément la voie du dialogue entre tous les acteurs sérieux et sincères ». En plus de l’armée, la société civile et les partis politiques bouillonnent. Pas plus tard que cette semaine, la société civile a adopté son initiative consensuelle pour sortir de l’impasse actuelle, lors de la tenue de la 1ère conférence nationale de la société civile… Ils proposent l’activation du dialogue avec la classe politique, la société civile et les personnalités nationales, en vue d’aller vers une conférence nationale qui devra donner naissance à une solution idoine de sortie de crise. Ils proposent aussi, l’installation d’une instance indépendante pour l’organisation des élections, qui se chargera également de l’annonce des résultats et de la mise en place des mécanismes de surveillance. Pour la société civile, il est plus qu’important d’accélérer la transition démocratique, conformément à un processus électoral qui concrétise la rupture avec le système de la corruption et de la tyrannie, et qui garantisse l’édification d’institutions légitimes et crédibles. Par ailleurs, de leur côté , les partis de l’opposition préparent une rencontre nationale élargie pour le 27 juin prochain, il s’agit, du RCD, du PT, de Jil Jadid, de l’UPC, du PLJ et de personnalités. La liste des partis politiques et personnalités conviés à cette éventuelle conférence nationale de dialogue est déjà dressée. Une autre conférence à laquelle prendront part plusieurs partis politiques et personnalités nationales aura lieu le 29 juin à l’initiative des «Forces du changement pour le respect du choix du peuple», en vue d’une proposition de sortie de crise. Faut-il croire aux lendemains qui chantent ?

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