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Entreprises en difficulté

Des administrateurs seront désignés

Une mesure qui vise en premier lieu à apaiser la colère des salariés, qui s’exprime chaque jour.

Dans le but de voler au secours de milliers de travailleurs d’entreprises privées, qui se retrouvent sans emploi, et sans salaires depuis des mois, suite à l’incarcération de leurs patrons dans le cadre des enquêtes diligentées par la justice, pour la lutte contre la corruption, le comité intersectoriel ad-hoc, institué par le Premier ministre, chargé du suivi des activités économiques et de la préservation de l’outil de production national, a proposé la désignation d’administrateurs qualifiés,« Face aux risques social, économique et financier identifiés, il est clair que la situation des entreprises et des projets concernés par des décisions judiciaires de gel de leurs comptes bancaires, commande l’adoption de mesures de sauvegarde adéquates de l’outil de production et des emplois et ce, en conformité avec la loi» précise un communiqué du ministère des Finances. Une mesure qui vise en premier lieu à apaiser la colère des salariés, qui s’exprime chaque jour, dans la rue, à l’image des salariés des entreprises des frères Kouninef, Tahkout ou de Haddad, qui ne voient pus le bout du tunnel et crient vivement les conditions effroyables dans lesquelles ils vivent, en attendant un dénouement de leur situation. Dans son action, le ministère souligne que « l’administrateur indépendant désigné est chargé de superviser les activités de l’entreprise, de contrôler les flux financiers et les approvisionnements, de manière générale, l’administrateur indépendant veille à la préservation du patrimoine de l’entreprise et à la continuité de ses activités, dans le strict respect de la législation en vigueur». Selon le même document «cette démarche s’inscrit dans le cadre des mesures d’urgence prises par le gouvernement conformément aux lois et réglementation en vigueur pour sauvegarder toutes les entreprises nationales privées, objet de mesures conservatoires, dans le but de préserver les capacités de production nationale ainsi que les postes d’emploi ». Expliquant que « le mode opératoire proposé par le comité intersectoriel ad-hoc vise, ainsi, à sauvegarder l’outil de production des entreprises concernées, ainsi que de leurs potentiels d’emplois, préserver les intérêts de l’Etat dans le cadre des marchés émargeant à la commande publique, conclus avec ces mêmes entreprises et à sécuriser le marché intérieur du fait des parts de marchés détenues par certaines d’entre elles». Par ailleurs, la démarche entreprise par le gouvernement vise également à assurer « la sécurité des prestations dans certains secteurs de services (transport universitaire et transport urbain), la conduite, dans les conditions adéquates, des projets industriels en phase de mise en force d’investissement, ainsi que le maintien de la cadence de production pour les sociétés en exploitation (secteur automobile, notamment)». Revenant sur les impacts de cette situation, le ministère a mis en exergue notamment « l’impact social, eu égard aux dizaines de milliers de travailleurs dont les emplois pourraient être menacés par une fermeture d’unité de production ou l’arrêt de chantiers, et l’impact juridique, découlant des contentieux pouvant naître de situations de cessation de paiement de ces entreprises vis-à-vis de leur environnement, ainsi que « l’impact financier, découlant des engagements financiers importants contractés par les entreprises concernées auprès du système bancaire national public et privé, selon le ministère, soulignant qu’un arrêt de leurs activités mettrait, à court terme, ces entreprises dans l’impossibilité de rembourser les crédits contractés pour le financement de leurs investissements et de leur cycle de production».

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