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Les experts avertissent sur l’avenir économique

Des lendemains qui choquent

Tous les jours, animés de scepticisme et voguant sur le désarroi de milliers de citoyens, des acteurs de la scène politique et économique, annoncent le déclin inévitable du pays.

Entre crise politique et aggravation de la crise économique, les analyses et les propositions de solutions ne tarissent pas de pistes. Pour beaucoup d’experts, le système de gestion qui a régi les affaires du pays jusqu’ à aujourd’hui, a montré ses limites. Les nouveaux rebondissements politiques engendrés par la protestation populaire du 22 février, ont, certes, levé le voile sur des années de mauvaise gestion et ont identifié les responsables, mais ne peuvent donner une vision claire sur le chemin à prendre pour relever les défis actuels.
C’est dans ce contexte entaché de flou, que tous les jours, animés de scepticisme, et voguant sur le désarroi de milliers de citoyens, que des acteurs de la scène politique et économique, annoncent le déclin inévitable du pays. Forts d’un argumentaire calqué sur la conjoncture actuelle, et basé sur l’ampleur des affaires de corruption et de malversations qui ont ébranlé le pays, depuis la libération de la justice, les fanatiques du chaos n’ont pas manqué de renforcer leur idéologie fataliste et orientée sans cesse vers l’extinction économique du pays.
Les plus pessimistes diront que les réserves de changes ne tiendront que quelques mois sous le poids de l’importation massive et que le pays ne se relèvera pas de l’hémorragie provoquée par l’oligarchie durant plus de 20 ans, tandis que les plus érudits échafaudent des plans de sortie de crise , exclusivement basés sur la soumission du pays aux règles des grandes institutions financières internationales, à travers l’endettement extérieur.
Or, sur les terrains, il y a des réalités qu’on ne peut occulter et qui ne penchent nécessairement pas vers ces théories apocalyptiques. Et ce en dépit du ras-le-bol général largement exprimé par le peuple. Et pour cause, les millions de citoyens qui sortent chaque semaine pour manifester leur colère, et qui, à travers une détermination sans faille, ont réussi à s’imposer comme acteur incontournable dans la prise de décision du destin du pays, sont les premiers à croire, dans l‘espoir de voir une Algérie nouvelle s’ouvrir à eux. Il va de soi, qu’ils sont convaincus que leur pays a les moyens de rebondir économiquement, si les vrais jalons d’une relance économiques sont mis en place. Sinon, à quoi cela servirait-il de soutenir une révolution pour le changement radical du régime ?
Une réalité qui a cours tous les jours, du fait que, malgré cette situation inextricable, beaucoup de voix se sont élevées pour lui présager un scénario vénézuélien, il n’en demeure pas moins que, la machine bien qu’enrayée continue à tourner. Les citoyens se débattent pour assurer leur survie, mais n’ont pas jeté l’éponge, et les institutions de l’Etat, sous l’effet récent de l’assainissement, continuent de fonctionner et d’assurer un minimum de services aux citoyens.
Bien que considéré comme un effet placebo par les adeptes du négativisme, le redéploiement des pouvoirs publics, se fait, certes dans la douleur et la contestation, mais se traduit en sourdine depuis le 22 février, par des actions concrètes de sanctions, de limogeages et de poursuites des responsables et de hauts cadres. C’est dire que désormais, il y a un «avant» et un «après» Hirak.
Par ailleurs, aucun ne peut se prononcer sur le dénouement de la situation actuelle. On en est encore à compter et à évaluer la profondeur du gouffre économique dans lequel a été précipité le pays. Cela étant, les bases d’une relance économiques sont bien réelles. On ne peut avancer que rien n’a été fait durant 20 ans. Les socles d’une économie productive et compétitive, ont été mis en place à travers un volume impressionnant d’infrastructures industrielles, routières, universitaires, sanitaires, et sociales. Les différents programmes d’exploitation des richesses , tels que le ciment et l’acier, pour ne citer que ceux-là, ont eu le mérite de montrer que l’Algérie à les capacités de gérer ses entreprises, de s’auto-suffire, et de prétendre à l’exportation de ses productions. Il est clair cependant, que pour ramener les équilibres économiques et financiers à un niveau acceptable, pour traiter tous les maux qui plongent le pays dans le vide, tels que le chômage, l’inflation, le pouvoir d’achat, et le manque cruel d’un tissu industriel fort de plus de 3 millions de PME, réformes profondes dans les tous les secteurs, doivent être une partie prenante de la voie de sortie de crise du pays.

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