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Les Forces de l’alternative démocratique exigent

«Des mesures d’apaisement d’abord…»

«On est en phase de construire un rapport de forces pour amener le système à négocier son départ.»

Les Forces de l’alternative démocratique regroupant sept partis de la mouvance démocratique, des personnalités politiques et des dynamiques de la société civile ont tenu, hier, un conclave au siège du RCD. Dans leur déclaration finale, intitulée « Pacte politique pour une véritable transition démocratique », ils considèrent que « l’organisation d’une élection présidentielle dans le cadre du système actuel ne servira qu’à sa régénération ». « Face à la formidable démonstration des forces populaires , le pouvoir multiplie des manœuvres dans l’unique espoir de mettre en échec une déferlante citoyenne et d’empêcher toute alternative politique crédible pour un changement démocratique radical», peut-on lire sur ce document. Aujourd’hui, le pouvoir réel est assumé et exercé entièrement par l’état-major de l’armée », est-il noté. L’interdiction de l’emblème amazigh dans les manifestations publiques et la judiciarisation de l’action politique en sont les preuves supplémentaires », est-il soutenu. « Nous dénonçons et mettons en garde contre de telles dérives qui visent à semer la division, la peur et la confusion », est-il regretté.
« La majorité du peuple algérien est sortie de son silence, elle s’est exprimée en faveur d’un changement du système pour instaurer un Etat de droit démocratique et social », est-il souligné. Pour ces forces, aucune transition démocratique et aucune négociation ne sont possibles sans « la libération immédiate des détenus politiques et d’opinion, la libération du champ politique et médiatique, l’arrêt immédiat des harcèlements judiciaires et des menaces contre les citoyens, les militants des partis politiques et de leurs organisations, du mouvement des syndicalistes, des militants des droits de l’homme et des journalistes; l’arrêt immédiat du bradage des richesses nationales et la récupération des biens spoliés ». Les intervenants lors de cette rencontre présidée par le docteur Ahmed Djedaï, sont unanimes à demander au pouvoir de prendre des mesures d’apaisement pour créer un climat propice au dialogue et donner le gage de sa bonne volonté d’aller à un dialogue sérieux et non à des négociations. Ils préconisent également la mise en place d’une transition démocratique pour concrétiser le changement de système et étaient tous d’accord sur le fait que cette rencontre doit s’élargir à d’autres forces pour construire un pacte politique consensuel qui définira les contours de la transition démocratique. Lors de son allocution, Mohcen Belabbas a insisté sur le fait que « c’est toujours l’Etat profond qui gouverne car les mêmes pratiques et manœuvres sont rééditées actuellement ». Il a indiqué que « le RCD est un des partis qui ont convaincu que la solution à la crise passe par la mise en place d’une transition constituante, car le peuple algérien est sorti dans la rue pour changer le système corrompu, qu’il dénonce énergiquement depuis le 22 février « L’important aujourd’hui n’est pas d’aller au dialogue, mais de créer un rapport de forces pour ramener le pouvoir à négocier son départ définitif. Le système n’a jamais organisé un vrai dialogue. Il y a urgence à trouver une solution à l’impasse politique étouffante actuelle car des problèmes économiques menacent le pays et le pouvoir actuel, incarné par le chef d’état major n’a pas de solutions à proposer car l’Algérie ne peut pas être géré comme une caserne par des ordres émis solennellement à travers des discours ». «Nous ne partageons pas la démarche du groupe dit des Forces de changement en soutien au choix du peuple, qui propose le changement de figures du régime.» « Ce groupe est dominé par des partis islamistes et des transfuges du FLN et du RND, inféodés au pouvoir », indique-t-on. « La transition démocratique n’est pas un choix. Elle est de l’ordre de la nécessité », a indiqué Maître Benissad , représentant de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme. (Laddh). Invité à cette rencontre, l’ancien ministre de la Communication et ambassadeur à Madrid, Abdelaziz Rahabi n’a pas pu convaincre les leaders des partis présents à rejoindre l’autre groupe de partis chapeauté par Abdellah Djaballah. Abdelaziz Rehabi joue un rôle important dans la préparation de la conférence de l’opposition, prévue le 6 juillet à l’Ecole supérieur du tourisme à Alger, en vue de l’ouverture d’un dialogue avec le pouvoir en place. Pour sa part, Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle du FFS, a indiqué que « depuis l’assassinat de Mohamed Boudiaf, le pouvoir n’a pas affiché une volonté politique de deal. Il a insisté aussi sur le respect de la volonté populaire, la nécessité de poursuivre le combat démocratique et, l’arrêt du bradage des ressources du pays.
Pour sa part, le représentant du PT, Djeloul Djoudi, a souligné «l’urgence de mettre en place une Assemblée nationale souveraine, chargée d’élaborer une nouvelle Constitution à même de prendre en charge les préoccupations des citoyens et l’instauration d’un Etat de droit consacrant toutes les libertés».
Pour sa part, le coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), Fethi Gharas, a plaidé pour « l’Organisation d’une rencontre nationale élargie à tous les partis, les associations, les syndicats et personnalités pour un vrai dialogue, car le mouvement est populaire ».

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