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Programmes des candidats

Des promesses à profusion

A la veille de l’échéance électorale, l’opération de charme en direction des citoyens reprend de plus belle. Les candidats usent de tous types de promesses.

Depuis dimanche, les candidats en lice pour l’élection présidentielle du
12 décembre prochain sillonnent les quatre coins du pays pour aller à la rencontre des citoyens. En commun, ils ont pour mission de «relever le défi de convaincre les Algériens d’aller voter pour préserver l’Algérie d’une crise profonde». En solo, ils tentent de rallier le plus d’électeurs possibles à leurs programmes respectifs. Pour ce faire, chacun d’eux met en avant ses promesses phares. Réalistes ou surréalistes, l’on se demande si les candidats mesurent la teneur et toutes les difficultés afin de les réaliser. C’est, tout simplement, la fin qui justifie les moyens.
Ainsi, le président du parti Talaïe El Hourriyet, Ali Benflis, imprégné de son profil de juriste, promet «d’instituer un régime semi-présidentiel, réduisant les prérogatives et les missions du président de la République et consacrant le droit au parti ou la coalition majoritaire de former le gouvernement». Il projette de «renforcer les missions de contrôle de l’Assemblée populaire nationale». Il compte «assainir le secteur de la justice, tout en supprimant la pénalisation du métier de journaliste». Il promet également d’augmenter le Salaire national minimum garanti et de renforcer le pouvoir d’achat. Ajouté à cela, «la création de 15 pôles économiques consacrés au développement des industries».
Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique, Azzeddine Mihoubi, promet, également, de conforter l’indépendance de la justice. Au volet économique, il lancera des actions alternatives au pétrole, en assurant un bon climat des affaires favorisant les investissements. Sur le plan social, il assurera un accompagnement aux projets des jeunes, ainsi qu’un appui à la femme au foyer.
Abdelmadjid Tebboune promet de laisser la «place aux jeunes », en leur « ouvrant la voie vers les postes de responsabilités». Il s’engage à «faire émerger une nouvelle génération d’hommes d’affaires porteurs de projets innovants». Il se veut aussi être le président des couches défavorisées en promettant de défiscaliser les salaires ne dépassant pas les 30.000 DA. Quant à la femme, il lui promet plus d’intégrité dans la vie politique et économique.
Le président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, insiste sur l’aspect social et s’engage à « améliorer les conditions de vie du citoyen algérien, de relever les salaires, d’assurer l’équilibre régional à travers une répartition juste des programmes de développement tels que l’habitat et l’éducation, en plus d’accorder davantage d’intérêt à la femme allaitante ». Il promet de réduire la facture des importations à travers l’encouragement de l’exportation des produits agricoles et industriels, et en développant le secteur du tourisme.
Enfin, le président du parti El Moustakbal, Abdelaziz Belaïd, mise sur les jeunes qui sont, pour lui, «prêts à assumer leurs responsabilités dans la gestion des affaires du pays, et à le sortir de sa crise». Il fait part de son intention de reconstruire le tissu social et économique, de résorber le chômage et d’appuyer le privé national. Cela se passera par le développement de l’agriculture, de l’industrie et du tourisme.
Par ailleurs, là où les cinq prétendants à la magistrature suprême se rejoignent, ce sont les dossiers lourds : «la restitution de l’argent détourné et la lutte contre la corruption.» Ils sont tous décidés à «demander des comptes à ceux qui ont mis en jeu les atouts du pays». Mieux encore, ils font unanimement un clin d’œil au mouvement de protestation national (Hirak), en s’appropriant ses revendications, notamment le changement et l’édification d’une nouvelle République» et surtout en se disant «à la hauteur de les réaliser».
L’autre point commun est «le rêve du désert» par lequel tous les cinq visent la réhabilitation du Grand Sud, longtemps marginalisé. Ils projettent d’y booster l’investissement économique et de parvenir par là-même à un équilibre régional.
Cependant, une fois élu il va falloir que le futur président mette à l’œuvre toutes ses promesses. L’augmentation des salaires et le renforcement du pouvoir d’achat s’avéreront très difficiles dans un contexte de crise financière. La restitution des fonds détournés serait-elle possible lorsque l’on sait que la Tunisie et l’Egypte n’ont pu récupérer que des sommes infimes. La réhabilitation du Grand Sud devra mobiliser des budgets colossaux que l’on peine déjà à rassembler pour assurer la politique des subventions et financer des projets. Enfin, «remettre le flambeau aux jeunes» peut rester encore un vœu pieux avec des candidats qui briguent un premier mandat de président de la République, à plus de 55 ans.

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