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Au 26e mardi consécutif du Mouvement populaire

Imposante marche des étudiants à Alger

La population, dont des enseignants, a rejoint les étudiants pour manifester contre le régime en place.

Les étudiants, toujours à l’avant-garde du Mouvement populaire, ont réinvesti, hier, les rues d’Alger où ils ont réussi une manifestation imposante. Ils ont entamé leur marche par une minute de silence à la mémoire des martyrs de la révolution. La procession qui s’est ébranlée de la place des Martyrs vers la place Maurice-Audin en passant par les rues Bab Azoun, Ali-Mendjeli, Didouche-Mourad et la Grande Poste était dense et compacte. Comme lors du 25e mardi, la population a rejoint les étudiants pour manifester contre le régime. Lors de cette 26e marche, qui coïncide avec la célébration du double anniversaire du congrès de la Soummam en 1956 et de l’offensive du Nord Constantinois en 1955, les étudiants ont «endossé» les résolutions et principes de ces rendez-vous décisifs et historiques. Dans ce contexte, des banderoles arboraient plusieurs slogans, en référence à ces dates : «Le congrès de la Soummam vous condamne», peut-on y lire. «La primauté de l’extérieur sur l’intérieur et du civil sur le militaire», sont aussi brandis. «On ne peut remplacer une bande par une autre», «négociez seulement votre départ», «le mouvement a ses représentants», est-il décliné à travers plusieurs écriteaux. Selon des sources médiatiques, un manifestant brandissant l’emblème amazigh a été interpellé, hier. Malgré la canicule, les vacances, la mobilisation des étudiants en ce 26e mardi est plus importante que les deux précédentes, d’après de nombreux observateurs. En outre, deux mardis seulement nous séparent de la rentrée sociale où le retour de la forte mobilisation record est d’ores et déjà annoncée. D’après certaines sources, les étudiants comptent tenir une conférence nationale au mois de septembre prochain. Une longue halte a été observée devant le centre culturel Larbi Ben M’hidi, abritant l’Instance de dialogue et de médiation. Des slogans hostiles à l’Instance ont été clamés en chœur. Les étudiants réclament une «véritable transition» démocratique. Ils jurent surtout « de manifester jusqu’au départ du régime : «Ou c’est vous (le pouvoir) ou c’est nous, on ne s’arrêtera pas», ont crié les manifestants, réitérant leur récusation de la feuille de route du pouvoir. Ils ont longuement conspué Karim Younès, ancien président de l’APN, désigné à la tête de l’instance de dialogue et de médiation chargée de définir les modalités d’une présidentielle devant élire un président dans les plus brefs délais.
«Les étudiants refusent que ce scrutin soit organisé par les figures de l’ancien régime encore au pouvoir», fulmine un des manifestants. En somme, les étudiants ont notamment scandé les slogans habituels au Mouvement populaire né le 22 février dernier : «Le peuple veut son autodétermination», «ça y est, c’est bon, le peuple est président», «Etat civil et non militaire», «presse libre et une justice indépendante», «Algérie libre et indépendante» ou encore «quelle honte la bande conduit le dialogue !» «pas de dialogue avec la bande». Ils ont aussi réclamé le départ du président par intérim Abdelkader Bensalah et du Premier ministre Noureddine Bedoui et de tous les symboles de l’ancien régime Bouteflika. Il n’ont de cesse de cibler les tenants du pouvoir. «Libérez les détenus politiques et d’opinion.» Avant d’entamer leur marche, les étudiants ont observé une minute de silence en hommage à l’enfant de 4 ans décédé dimanche lors du blocage de tous les accès à la capitale pour empêcher le rassemblement des retraités de l’armée. 

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