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réunion du conseil des ministres autour des dossiers brûlants

L’amateurisme politique

Les trois axes qui constituent la trame de fond reflètent réellement le degré de la crise politique, économique et sociale.

La réunion du Conseil des ministres s’est attelée à aborder les questions qui constituent le nœud gordien des préoccupations politiques, économiques et sociales auxquelles l’Etat et la société font face avec acuité. Les thèmes soulevés sont inhérents aux problématiques du pays et les multiples grilles de lecture qui les entourent de part et d’autre.
L’élection présidentielle, le projet de loi de finances de 2020 et le le projet de loi qui a trait aux hydrocarbures, sont les points nodaux de la réunion du conseil des ministres. Ces dossiers brûlants et qui suscitent des réactions à plusieurs niveaux, que ce soit au niveau politique de la part de l’opposition ou au niveau populaire, ont été traités sur la base d’une approche que les tenants du pouvoir effectif justifient comme étant une manière de maintenir les équilibres à la fois politiques, économiques et sociauxs du pays, au vu de la crise qui se corse et la situation politique qui ne cesse de s’aggraver.Dans ce sens, le Conseil des ministres présidé par le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a actionné la batterie juridique pour mettre en œuvre et matérialiser la concrétisation de ces projets de lois somme toute brûlants et clivants.
Le chef d’Etat, Abdelkader Bensalah, a précisé à ce propos lors de la réunion du Conseil des ministres que « les projets de textes qui nous sont soumis aujourd’hui, notamment le projet de loi de finances (PLF) 2020 et le projet de loi sur les hydrocarbures prévoient des mesures audacieuses dans un contexte national et international difficile, à travers lesquelles l’Etat vise à créer une nouvelle dynamique à même de consolider les capacités de notre économie nationale et d’améliorer notre système social sur des bases saines et viables par la rationalisation des dépenses publiques, la réduction du déficit budgétaire, la mise en place de mécanismes incitatifs pour le développement des régions du Sud et des Hauts-Plateaux, l’amélioration de leur attractivité, la création d’emplois et l’encouragement des investissements nationaux et étrangers par la création d’un climat propice. Des efforts qu’il importe de saluer et de mettre en évidence », a-t-il martelé. Dans ce sens, le Premier ministre, Noureddine Bedoui est allé dans le même sillage en indiquant que « l’action du gouvernement se poursuit à un rythme plus soutenu pour garantir le fonctionnement ordinaire de tous les services et structures de l’Etat, offrir en permanence au citoyen un service public de qualité, et faire réussir tous les rendez-vous à caractère social, marqués par une intense activité et un fort intérêt des citoyens, telle la rentrée sociale », a-t-il tonné.
Le débat qui vient d’être lancé et la mobilisation qui s’est enclenchée sur le projet de loi sur les hydrocarbures sont sujets à une appréhension somme toute légitime quant à la question de souveraineté sur les richesses du pays. Mais ce volet commence à attirer les foudres de la société civile et la classe politique. L’ensemble des protagonistes appelle surtout à reporter ce dossier surtout que le contexte ne s’y prête pas.
Le projet de loi de finances de 2020 est aussi un élément-clé dans la perspective d’asseoir une politique économique et sociale qui tiendrait compte de la réalité des pans entiers de la société, surtout les démunis qui sont livrés à eux-mêmes sur ce plan. De même que le soutien public en faveur des différentes catégories sociales en vue de préserver leur pouvoir d’achat, en veillant parallèlement au maintien d’un taux de croissance à même de sauvegarder l’activité économique et les postes d’emploi, et qui devrait s’établir en 2020 autour de 1,8% du Produit intérieur brut (PIB) », précise-t-on. Les trois axes qui constituent la trame de fond de la réunion du Conseil des ministres reflètent réellement le degré de la crise politique, économique et sociale. C’est ce qui explique l’effervescence qui caractérise la société et la classe politique ces derniers temps. Le volet politique va de pair avec les autres volets inhérents et prépondérants, à savoir le volet économique et social. Il est urgent de concevoir en toute transparence des mécanismes et des instruments susceptibles d’apporter la quiétude, la sérénité et la stabilité à une scène politique livrée à une crise menaçant ainsi les institutions de l’Etat. Le temps est précieux.

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