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Marché parallèle de la monnaie étrangère

L’héritage amer de l’ancien système

Le marché informel de la devise est en bonne santé, au grand bonheur des trabendistes.

Contrairement à ce qui a été annoncé sur les réseaux sociaux, l’euro est toujours aux enivrons de 21 400 DA et même jusqu’à 21 600 DA. Une information a circulé avec insistance faisant état que le dinar a été revu à la hausse par rapport à l’euro, de 13%. L’information vérifiée, est tout à fait le contraire, notamment en cette période de Hadj et de vacances où les gens s’apprêtent à prendre des destinations différentes, chacun selon ses moyens, vers la Tunisie, la Turquie ou l’Europe. Le marché informel de la devise, auquel on n’a pas ou on ne veut pas trouver de solution, est en bonne santé, au grand bonheur des trabendistes qui exercent ce métier, considéré comme le principal problème qui bloque l’émergence de l’économie du pays. Les spéculateurs du marché noir de la devise activent en toute impunité, sans être inquiétés devant la Grande poste de Constantine. Ils sollicitent les passants pour leur proposer l’euro, le dollar et même d’autres monnaies, comme le dinar tunisien, la lire saoudienne ou encore la monnaie turque. Ainsi, selon le site Observ Algérie, l’euro continue de connaître «une hausse de sa valeur face au dinar algérien, sur le marché de change parallèle, où se fait la majorité des échanges de devises en Algérie». Le même site commente : «Après avoir connu une légère stabilité à 213 dinars algériens pendant plusieurs semaines, la monnaie unique européenne est repartie à la hausse et elle s’échange actuellement à 214 dinars. Le dollar américain, autre devise prisée par les Algériens, a également connu une hausse de sa valeur et se chiffre actuellement autour de 190 dinars par unité dans les principaux points de change informel en Algérie. Nous observons également une hausse similaire des autres devises, à l’image du dollar canadien qui est échangé à 137 dinars, ainsi que la livre sterling, qui est cédée à 238 dinars ». Pourquoi aucune solution n’a été trouvée à ce problème épineux qui saigne l’économie du pays ? Où sont les bureaux de change censés ouvrir leurs portes ? N’étant pas en situation de combattre toutes formes de corruption ? Selon des experts en économie, ce marché noir de la devise est volontairement installé et pratique pour «écraser» l’économie du pays, voire la bloquer complètement. Qui est complice ? Et qui est derrière ? Pour les spécialistes, les solutions existent et les banques doivent y adhérer. L’ouverture des bureaux de change pourrait contribuer largement à freiner cet exercice illégal et contraire à la loi. Chaque année, l’on en parle, mais toujours des paroles. Cela reste l’un des problèmes les plus insidieux laissés en héritage par l’ancien système.

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