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Bensalah charge Bedoui d’organiser un dialogue dans la perspective de la présidentielle

L’imbroglio s’exacerbe

Le bon sens dicte qu’une crise doit être négociée en dehors des éléments qui étaient à l’origine de l’impasse.

Le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a reçu, hier, le Premier ministre, Noureddine Bedoui. Beaucoup d’observateurs politiques s’attendaient à quelque chose en rapport avec une éventuelle démission de Bedoui dans la perspective d’accélérer le processus permettant le dénouement de la crise politique qui taraude le pays.
Le paradoxe a été poussé jusqu’au bout, Bensalah a chargé encore une fois son Premier ministre d’assurer la gestion des affaires du pays, en soulignant via un communiqué de la Présidence que « le Premier ministre a présenté un exposé détaillé sur la situation socio-économique du pays, en procédant à une évaluation globale de la situation politique, outre les procédures à prendre concernant l’organisation du dialogue politique et les conditions et mécanismes devant accompagner la relance du processus électoral », précise le communiqué de la présidence de la République.
En bref, la rencontre s’est focalisée sur deux points «essentiels», l’organisation du dialogue politique et remettre sur les rails le processus électoral. A suivre la démarche de Bensalah exprimée via cette rencontre avec son Premier ministre, on comprendra que les choses n’ont pas bougé d’un iota, quant à une solution telle qu’elle est réclamée par la majorité des Algériens qui se sont soulevés pacifiquement depuis le 22 février en exigeant le départ du régime et ses symboles. Pour ainsi dire, la vox populi demande le départ des trois « B », Bedoui et Bensalah font partie de ces symboles pestiférés par la majorité du peuple dans des marches grandioses pour le changement.
Cette rencontre n’augure rien de bon quant à une issue négociée en termes de solutions politiques crédibles et concrètes pour le pays qui croupit dans une posture de crise qui s’aggrave davantage.
L’élan populaire qui s’est enclenché le 22 février de l’année en cours, était porteur d’une dynamique qui s’inscrit dans une logique opposée au maintien d’un processus géré par les tenants du statu quo, le dépassement de la crise repose sur une volonté d’aborder la nouvelle situation qui s’impose à tout le monde, sur la base d’une nouvelle approche qui coupe court avec la démarche qui existait avant le 22 février, à savoir la démarche du système qui vise à se redéployer, en recourant à un jeu scabreux et qui risque d’exacerber la crise davantage.
Deux rendez-vous électoraux ont été annulés à cause du refus de la majorité du peuple, se reconnaissant dans la dynamique du mouvement populaire et des partis de l’opposition d’entériner ce qu’ils appellent communément une « mascarade électorale» dépourvue de garanties politiques, à commencer par la mise en place d’une commission indépendante de préparation et de surveillance des élections. La vision maintenue par les tenants d’un système en place n’offre pas une marge de «manœuvre» qui puisse permettre à des solutions consensuelles et négociées de s’exprimer comme une ultime alternative salvatrice pour le pays.
En se focalisant sur le maintien de l’élection présidentielle et la relance du processus électoral, avec les mêmes têtes qui incarnent le système honni par la majorité du peuple, cela veut dire que les forces contre-révolutionnaires veulent coûte que coûte se repositionner sur l’échiquier politique national.
Le bon sens dicte qu’une crise doit être négociée en dehors des éléments qui étaient à l’origine de l’impasse, dans laquelle se trouve le pays. Autrement dit, dans ce cas de figure les choses évoluent dans un autre processus diamétralement opposé à ce qu’attendent les Algériens qui militent pour une transition démocratique, sans la participation des symboles du système qui ont mené le pays à cette situation de ruine politique, économique et sociale des plus critiques et désastreuses. L’institution militaire qui est la garante de la légalité constitutionnelle et aussi la cohésion nationale est face à une mission historique délicate, mais salvatrice à la fois, elle est porteuse des issues de par le crédit dont elle jouit de la part du peuple et aussi grâce à son rôle patriotique qui a su gérer la crise, sans que cela ne débouche sur une situation incontrôlable. Cette institution républicaine pourrait jouer encore un rôle plus prépondérant en s’impliquant directement dans ce processus du dialogue politique avec toutes les forces vives de la patrie, en cassant avec l’approche dite «constitutionnelle» mais rejetée par la volonté populaire qui s’exprime vertement dans les marches massives chaque vendredi.
Le temps est aux solutions consensuelles et non à la reconduction du même schème et prisme qui a mené le pays à une impasse institutionnelle à laquelle fait face l’Etat et la société.

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