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PRISE EN CHARGE DES MESURES D’APAISEMENT

L’instance s’explique

Ammar Belhimer n’a pas manqué d’affirmer qu’ au cours d’un dialogue, il y a toujours moyen de trouver une solution à toutes les revendications.

Sévèrement critiqués pour avoir accepté de poursuivre leur démarche sans avoir obtenu satisfaction sur le moindre préalable, les membres de l’Instance nationale de médiation et de dialogue, présidée par Karim Younès, restent cependant convaincus de la justesse de leur action. Hier et lors de la réunion qui a vu l’installation du comité consultatif de l’Instance, les membres du panel ont eu l’occasion d’expliquer les raisons qui les ont amenés à poursuivre leur travail après s’être montrés intransigeants et impassibles, menaçant même d’autodissolution en cas de non-prise en charge de mesures d’apaisement par le pouvoir.Le premier a avoir abordé la question est Karim Younès le coordinateur du panel. L’ex-président de l’APN a commencé par répondre à ceux qui accusent l’Instance d’appliquer une feuille de route fixée par le pouvoir, en assurant que «le panel n’a «aucun programme préétabli» et encore moins une feuille de route clé, en main. Il est revenu, ensuite, à la charge pour assurer que le préalable des mesures d’apaisement n’a pas été abandonné car nécessaire « pour la réussite du dialogue politique». En prenant la parole, Ammar Belhimer, le professeur en droit et journaliste qui préside la commission politique du panel, est revenu longuement sur le dialogue qui a marqué toutes les étapes de crise que l’Algérie a traversées depuis 1956 avant de conclure qu’à chaque conflit, l’issue est trouvée grâce à la négociation et le débat. Il va rappeler les négociations qui ont abouti à un accord entre le FLN et le FFS en juin 1965 ou encore la décision politique d’amnistie prise par feu le président Chadli Bendjedid à la suite des événements de 88 avant d’affirmer qu’ au cours d’un dialogue, il y a toujours moyen de trouver une solution à toutes les revendications. Ammar Belhimer a ainsi laissé entendre que la libération des détenus, une des mesures d’apaisement exigées par le panel et le peuple, finira par être prise en charge. Prenant la parole juste après, un autre membre du panel, a choisi, lui, la démonstration par l’absurde pour expliquer les raisons de la non-satisfaction de la revendication portant sur la libération des détenus. Ce dernier a tout simplement rappelé que «ni Bensalah ni le ministre de la Justice ne peuvent intervenir pour libérer les détenus du Hirak sinon nous allons revenir vers la justice du téléphone !Le peuple est sorti manifester justement pour bannir une telle pratique et ne peut donc pas cautionner son retour». 

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