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Commémoration de l’anniversaire du congrès de la Soummam

L’ombre de Abane plane à larbaâ nath irathen

Des milliers de personnes ont pris part hier à la marche organisée dans la ville de Larbaâ Nath Irathen (wilaya de Tizi Ouzou) à l’occasion du 63ème anniversaire de l’organisation du congrès de la Soummam et de la Journée nationale du Moudjahid. Cette fois-ci la commémoration de l’anniversaire du congrès de la Soummam revêt un caractère particulier puisqu’il intervient six mois après le début du Mouvement populaire et pacifique pour le changement enclenché le 22 février dernier et qui a permis à tous les Algériens d’exprimer leur rêve que leur pays parvienne enfin à devenir un véritable Etat de droit, démocratique et de justice sociale. C’est d’ailleurs, sur cet aspect de la chose que tous les manifestants ayant pris part à la marche de Larbaâ Nath Irathen, hier, ont mis l’accent. Il s’agit, selon les manifestants, de parachever le combat de longue haleine mené inlassablement par les martyrs et les maquisards et ayant permis d’arracher l’indépendance. L’heure, ont encore souligné les marcheurs, est à l’édification de l’Etat algérien démocratique dont ont rêvé tous les martyrs qui n’ont pas hésité à sacrifier leur vie pour l’Algérie indépendante. La marche d’hier a été aussi l’occasion pour rendre un vibrant hommage à l’architecte du congrès de la Soummam, Abane Ramdane. D’ailleurs, le point d’arrivée de la manifestation populaire d’hier à Larbâa Nath Irathen n’a été autre que la statue à l’effigie de Abane Ramdane du centre-ville. Des centaines de citoyens dont des élus, d’anciens maquisards, des enfants et filles de maquisards et de martyrs, des militants de la mouvance démocratique s’y sont rassemblés pour observer une minute de silence non seulement à la mémoire de Abane Ramdane, mais aussi à la mémoire de Ben M’hidi, Krim Belkacem, Mustapha Ben Boulaïd, Didouche Mourad et de tous les martyrs de notre glorieuse guerre d’indépendance nationale. L’émotion était à son comble car malgré le temps qui passe les Algériens ne sont guère près d’oublier toutes les souffrances, les tortures abjectes et autres humiliations qu’avait fait subir le colonialisme français au peuple algérien pendant plus de 130 ans. Un colonialisme vil qui a spolié tout un peuple de sa terre et voulu en faire de véritables esclaves n’était-ce le soulèvement héroïque du peuple algérien un certain 1er novembre 1954. Un soulèvement qui a fait trembler l’une des premières puissances mondiales. Dans le même sillage, le musée régional du moudjahid a été pris d’assaut, hier, matin par les membres de la famille révolutionnaire, par des citoyens, les élus et les responsables de la wilaya où l’anniversaire du congrès de la Soummam et la Journée nationale du Moudjahid ont été commémorés dans un climat de vive émotion. Après la levée des couleurs et le recueillement au niveau du carré des martyrs de m’douha, un hommage a été rendu par le musée du Moudjahid et le bureau de wilaya de l’Organisation nationale des moudjahiddine à trois martyrs des régions de Bouzeguène, Azeffoun et Ath Douala, à savoir : Bachir Herrak, Meghni Si Salah et Mohamed Medjbour. Plusieurs anciens compagnons de lutte de ces trois martyrs ont pris part aux tables rondes organisées, hier, à la maison de la culture «Mouloud-Mammeri» pour apporter leurs témoignages vivants sur ces héros de la guerre pour l’indépendance de l’Algérie, menée avec persévérance et courage pendant plus de sept ans. Aussi, les deux écrivains et historiens Mohand-Arezki Ferrad et Ahcène Begriche ont animé une conférence académique pour mettre en relief l’apport incommensurable et déterminant du congrès de la Soummam dans le cheminement de la révolution pour l’indépendance nationale. Lors des différents débats ayant eu lieu hier autour du congrès de la Soummam, les différents intervenants ont, à l’unanimité, affirmé que c’est à partir du congrès de la Soummam que le FLN-ALN a connu une organisation digne d’une véritable armée. Et les résultats n’ont pas tardé à en être récoltés puisque l’indépendance tant convoitée et voulue a fini par être arrachée. Dignement le 5 juillet 1962 !

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