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Il classe l’Algérie parmi les pays qui ont recours à la traite des personnes

L’Oncle Sam joue au gendarme

Le département d’Etat a évité d’approcher la problématique par rapport à la genèse de ce processus.

Le département d’Etat américain a demandé à l’Algérie, dans un rapport consacré à la traite des personnes, d’amender sa législation en la matière. Cette « recommandation » est vue sous un angle obéissant à l’approche de l’Oncle Sam quant à la problématique qui a trait au trafic des personnes. Le département d’Etat a souligné dans son rapport qui a été rendu public le 20 juin de l’année en cours que « Le gouvernement algérien ne respecte pas pleinement les normes minimales en matière d’élimination de la traite, mais déploie des efforts considérables pour le faire », et d’ajouter par rapport à l’aspect lié aux amendements en rapport avec le Code pénal algérien « il faut classer spécifiquement tous les crimes sexuels commis sur des enfants dans la catégorie de la traite des personnes, comme le stipule le protocole de Palerme », lit-on dans ce rapport. Il faut signaler que dans les trois rapports précédents, le gouvernement algérien a été classé dans la liste de surveillance de « niveau 2 ».
Le rapport qui fait allusion à l’Algérie sur la question de la traite des personnes n’est pas homogène, il rapporte des faits qui sont alimentés par plusieurs « sources », à savoir la société civile algérienne et aussi les ONG. Le rapport ne cite pas des enquêtes et des investigations qui ont été entamées sur le terrain d’une manière concrète pour établir des faits de manière argumentée et qui repose sur une certaine objectivité relative. Dans ce sens, le rapport contient des contradictions criardes, ce qui fait que beaucoup d’éléments de « constat » ressemblent plus à un « diktat » qu’a une approche mesurée et reflétant la réalité de la situation en la matière.
Dans ce registre, le rapport du département d’Etat américain accompagne ses « recommandations » par des observations en précisant que « le gouvernement algérien a déployé des efforts considérables au cours de la période considérée en menant ses enquêtes, en engageant des poursuites et en condamnant les auteurs de travaux forcés », l’une des contradictions de ce rapport se fait exprimer par cette manière un peu saugrenue qui tombe dans une espèce de négation et de dénégation en même temps.
Ce qu’il faut retenir aussi dans ce rapport « biscornu », c’est que le département qui faisait allusion au flux migratoire subsaharien n’avait pas tout de même consacré un travail approfondi pour élucider les causes et les origines dudit flux qui s’est transformé en un véritable drame humanitaire, le département d’Etat a évité d’approcher la problématique par rapport à la genèse de ce processus à travers les guerres de reconquête et de là la re-colonisation des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.
Cette approche a été dévoyée pour s’intéresser aux «conséquences» de ce drame humanitaire dont les pays d’accueil doivent gérer le phénomène, voire en subir davantage les errements et les crimes des puissances responsables de ces guerres et leurs conséquences néfastes sur les migrants et les pays voisins et frontaliers.
Les contradictions flagrantes se font exprimer dans ce rapport qui porte aussi l’estampille de «recommandations».
Il énumère «34 cas de personnes victimes de la traite» durant l’année dernière, mais il conclut en la matière que «le gouvernement a affecté des ressources à son Comité national de lutte contre la traite et le Premier ministre a officiellement approuvé le plan d’action national 2019 – 2021», atteste le rapport du département d’Etat américain.
Donc, le rapport est caractérisé par plus de «diktat» d’une manière édulcorée et qui ne sied pas à la réalité propre à ce phénomène dont les origines et causes sont ailleurs. L’Algérie qui n’est qu’un pays d’accueil est face à un problème d’immigration clandestine engendrée par ces mêmes donneurs de leçons quant aux droits humains et le respect de la personne humaine. Même avec ce «constat», le rapport fait état de déclassement de l’Algérie dans la liste de surveillance de «niveau 3» si le gouvernement algérien ne revoit pas sa législation pour qu’elle soit « conforme aux standards » comme cela est étayé dans la convention de Palerme des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée.
Dans ce registre, le rapport du département d’Etat américain fait allusion à l’absence d’un «mécanisme standardisé pour orienter les victimes potentielles vers des services de protection».
Tout compte fait, le rapport du 2019 n’a pas eu des nuances par rapport aux autres rapports précédent, alors que la question des migrants subsahariens a été réglée en Algérie et elle ne pose plus problème en matière de flux comme cela était le cas durant les trois années écoulées.
 

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