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Leurs approche et vision de sortie de crise divergent

L’opposition scindée en deux groupes

«L’élection d’une Assemblée constituante constitue l’unique divergence entre les deux parties.»

La dichotomie des partis de l’opposition sur la démarche à suivre pour sortir de l’impasse politique freinera l’avènement d’une vraie solution à la crise politique actuelle. L’approche et la vision des partis progressistes et les formations d’obédience islamistes divergent. Mais alors est-il possible d’envisager un scénario d’unification des rangs ? Le doyen des islamistes, Abdellah Djaballah, a affirmé hier, dans son entretien accordé au journal El-Khabar que «l’élection d’une Assemblée constituante constitue l’unique divergence entre le groupe des forces de changement en soutien au choix du peuple et le groupe des partis démocratiques ». L’Assemblée constituante est rejetée par les islamistes car, dit-il « elle aura la possibilité d’ ouvrir le débat sur toutes les questions sans exception telle que de songer à construire un autre Etat avec d’autres références et d’autres projets idéologiques et normes, en remettant en cause les anciennes références historiques comme la déclaration du 1er Novembre et la religion islamique. De même, «cela prendra beaucoup de temps car un débat sans fin sera consacré à ces questions», indique-t-on. En outre, ce groupe semble prêt à céder sur l’exigence du départ du chef d’Etat par intérim, puisque Djaballah estime que «le maintien de Abdelkader Bensalah dépendra du dialogue». En tout état de cause, à défaut d’un accord entre les forces politiques de l’opposition, le pouvoir en place n’aura aucune difficulté à imposer son propre plan : le maintien de l’ordre constitutionnel établi. Ainsi, l’opposition doit non seulement surmonter ses clivages, mais également créer un rapport de forces favorable pour imposer la concrétisation d’«une transition démocratique». Cependant, ces partis donnent l’impression de tourner en rond alors que le changement de système pour sortir de l’impasse politique devient « impératif ». Ils doivent concrétiser l’unification des rangs pour présenter une feuille de route consensuelle pouvant servir de base pour un dialogue national permettant d’élaborer des solutions pouvant sortir l’Algérie de la crise politique, économique, sociale, sécuritaire, morale et financière.Pour rappel, sept partis prônent la construction d’un pacte politique consensuel qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique. Ils ont signé un appel aux «forces de l’alternative démocratique» pour «un dialogue sérieux, responsable et inclusif». Il s’agit du FFS, RCD, PT, PST, MDS, l’UCP (Union pour le changement et le progrès de Zoubida Assoul), PLD (Parti pour la laïcité et la démocratie) et maître Noureddine Benissad au nom de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh). Pour ces partis, « le pouvoir a fait le choix de la manipulation et du pourrissement». Et qu’il «est vain de croire à l’existence d’une issue positive à ce conflit dans le cadre de l’ordre actuel». De l’autre côté, le groupe des Forces du changement pour le triomphe du choix du peuple, dominé par des partis d’obédience islamiste, regroupe le Front pour la justice et le développement (FJD), Talaie El-Hourriyet, le mouvement El-Bina, Al-Fajr al-Jadid, Parti de la Liberté et de la justice (PLJ), le Syndicat national des praticiens de santé publique (Snpsp) et d’autres personnalités à l’image de Abdelaziz Rahabi et Mustapha Bouchachi. Ces derniers ont fixé pour la fin du mois en cours la date d’organisation d’une conférence nationale pour en débattre autour d’une solution consensuelle de sortie de crise politique. Il s’agit de tenter d’amorcer le dialogue avec le mouvement populaire et le pouvoir en place. Enfin, les forces de la société civile de leur côté ont pu parvenir à un accord politique. 

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