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Une panoplie de feuilles de route et la crise politique perdure

L’urgence d’un minimum républicain

La crise se corse et les débouchés tardent à s’esquisser.

La crise politique que vit le pays fait face à de multiples lectures et approches qui sont dans leur majorité disparates et antinomiques à la fois. Mais récemment, les alternatives se multiplient aussi et des grilles de lectures se font de plus en plus nuancées au sein de la classe politique, mais aussi au sein de la société civile qui commence à sortir de sa « léthargie » et sa « morosité » en se réconciliant avec sa mission naturelle, à savoir d’être un vecteur prépondérant dans la propagation des énoncés en étroit lien avec l’action citoyenne et le mouvement social. Les partis de l’opposition et ceux qui étaient au pouvoir dans le temps via les personnalités qui les constituent aujourd’hui, semblent selon toute vraisemblance décidés à entrevoir de nouveaux paradigmes et schèmes dans la perspective d’aborder la crise politique à l’aune des évolutions en cours et les contradictions qui se font sentir de plus en plus sur l’échiquier national.
La valse des poursuites judiciaires qui s’abattent sur les symboles du régime du président sortant et la lutte qui est menée par le pouvoir effectif via l’appareil judiciaire enclenchent une nouvelle dynamique dans l’objectif consistant à baliser le terrain pour un dialogue concret et réaliste par l’ensemble de la classe politique, la société civile et les tenants du pouvoir réel, à savoir l’institution militaire.
Il existe tout de même un fossé énorme entre l’issue escomptée et les feuilles de route qui s’expriment à profusion. L’impasse institutionnelle qui se dessine est la résultante des démarches contradictoires et des approches composites de toutes les sensibilités et les formations politiques qui se démarquent par des prises de position nuancées et quasiment différentes sans que cela puisse dégager un dénominateur commun pour asseoir les jalons d’un minimum républicain susceptible d’engager le pays dans un cours politique nouveau en mesure d’entreprendre des actions qui s’inscrivent dans l’esprit du changement tant exigé par la majorité du peuple algérien. Trois lectures s’affrontent, et chaque lecture est présentée comme étant la seule et l’unique issue concrète qui puisse permettre au pays de retrouver la stabilité institutionnelle et la légitimité de l’Etat. La première se veut comme une démarche « légitimiste » et « légaliste » à la fois, elle est représentée par Ali Benflis, l’ancien chef de gouvernement. Cette grille, voire feuille de route s’arc-boute sur la nécessité de maintenir le processus constitutionnel en place et aller vers une élection présidentielle qui dégagera un président légitime qui aura à opérer les changements profonds tant attendus de la part de la majorité des Algériens. Dans ce sens, Benflis étale sa feuille de route en soulignant que « Le Haut Commandement de l’ANP a réaffirmé son attachement à une sortie constitutionnelle de cette impasse. Il a proposé comme cadre constitutionnel à cette sortie de crise une mise en œuvre combinée des articles 7, 8 et 102 de la Constitution », et pour renforcer cette feuille de route et arguer dans le sens du maintien de la piste constitutionnelle en place, elle précise que « lorsque la survie de l’Etat national est en jeu, elle prend le pas sur toutes les autres considérations », atteste-t-il.
La deuxième piste s’attelle à faire preuve d’explication et de pédagogie politique sur les enjeux et les solutions idoines, mais elle essaye de mettre en avant une issue où le compromis historique sera le leitmotiv d’un « vrai » changement qui coupe court avec l’expérience politique qu’avait connue l’Algérie depuis l’indépendance à nos jours. Cette variante qui se propose comme une des solutions à la crise est représentée par Saïd Sadi et les libéraux. Cette démarche telle que nuancée par Sadi stipule qu’« une présidence collégiale dont le nombre et la composition restent à définir est une garantie de sa résistance contre les pressions ou les tentations. Un gouvernement de transition formé de techniciens chargés des affaires courantes », et d’ajouter que « l’organisation des élections législatives avant la présidentielle font consensus dans les rangs du mouvement », l’on constate que la présidentielle n’est pas dans l’ordre des priorités pour cette variante qui propose une solution en plaçant les législatives en tête des points nodaux visant le changement. Cette démarche est partagée par le FFS et ceux qui plaident pour un consensus, mais qui finira par consacrer le choix qui repose sur la mise en place d’une Assemblée constituante.
Cette approche a été relancée par les représentants de la société civile, mais sans que le point de la constituante soit soulevé. C’est cette troisième lecture qui a été élucidée lors de la Conférence nationale qui a vu la présence de plus de 70 associations et organisations qui activent au sein de la société civile. Est-ce que la décantation va se faire d’ici l’ultime date limite qui a trait au mandat du président intérimaire ? La crise se corse et les débouchés tardent à s’esquisser.

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