{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Election présidentielle

La campagne s’annonce rude !

Les candidats à la magistrature suprême du pays, mènent une campagne qui peine à imposer son parfum et semblent vouloir compenser leur absence sur le terrain par une campagne électorale 2.0.

En ces deux premières journées de campagne, on peut déjà observer une forte retenue des candidats en lice pour l’élection présidentielle, lesquels n’ont pris d’assaut que les chaînes de télévision et les réseaux sociaux. Pas de banderoles ni de tracts, dans les rues de la capitale, à peine quelques affiches placées dans les coins non stratégiques de la ville et des portraits accrochés aux murs des quartiers généraux de chaque candidat.
Traditionnellement, que ce soit pour les élections législatives, ou présidentielle, c’est le street-marketing que privilégient les postulants, afin de promouvoir leurs programmes politiques. Dès que la campagne était lancée, des véhicules sillonnaient les rues, les haut-parleurs diffusant des chansons patriotiques, pendant que d’autres distribuent des flyers avec les grandes lignes du plan d’action du candidat. Mais cette présidentielle 2019 semble ne pas suivre ce mécanisme qui, pourtant, est bien rôdé chez les partis politiques respectifs des candidats.
D’ailleurs, pour le moment, la rue ne semble pas être le lieu de prédilection de cette campagne, qui, pourtant, se veut celle du renouveau et de l’Algérie nouvelle qui prenne en compte les aspirations du peuple. Dans l’ensemble des grands quartiers de la capitale, nous pouvons le voir, les panneaux d’affichage devant recevoir les portraits des candidats sont encore vides. Le postulat est le même pour le reste des villes du pays. Pour certains observateurs, il est peut-être trop tôt pour annoncer les prémices d’une campagne morose, mais les candidats à la magistrature suprême du pays, donnaient l’impression d’être en campagne depuis des mois déjà. Pis encore, certains d’entre eux étaient déjà candidats pour l’élection reportée du18 avril dernier. En effet, le porte-à-porte, les outils de communication classiques, en plus des passages sur les plateaux TV et autres entretiens avec la presse dite traditionnelle, sont les porte-voix des candidats depuis toujours, mais cette année nous observons un passage au data qui, d’un côté semble peu maîtrisé et d’un autre côté représente l’outil de prédilection de cette campagne.
Les raisons d’une telle mutation vers le digital peuvent être nombreuses et méritent qu’on y jette un coup d’œil. Facebook, Twitter, sont les nouveaux dispositifs qu’ont choisis les candidats. On peut dire que c’est une bonne stratégie de communication que s’offrent là les cinq concurrents à la présidentielle, surtout que l’utilisation des réseaux sociaux connaît un engouement singulier dans notre pays, en particulier chez les jeunes, qui, faut-il le dire, utilisent les réseaux sociaux comme source d’information principale. Et personne ne nie les avantages qu’ils offrent pour mener une propagande réussie. En effet, ils présentent l’avantage de la réactivité et celui d’être proches de leur électorat et surtout de pouvoir passer l’information voulue en temps et heure réels.
Autre supposition, l’absence de militants aguerris prêts à battre le pavé durant des heures pour accrocher les affiches, distribuer les flyers, porter les messages et slogans des candidats de leurs partis respectifs. Cela dit, on peut également penser à un manque de moyens financiers. A ce propos, l’Anie s’est chargée d’enquêter sur la provenance des sources de financement de campagne des candidats, qui sont tenus de ne pas dépenser plus de 100 millions de dinars algériens au premier tour et 120 millions de dinars algériens au second tour.
Les candidats préférant peut-être consacrer l’argent destiné aux campagnes d’affichage à d’autres projets. Cela dit , il est important de signaler que les candidats ont fait preuve jusque-là de peu d’imagination et de créativité en ce qui concerne le volet communication et images de leurs campagnes. En outre, on peut noter l’absence d’enthousiasme chez l’électorat national et le dédain affiché par une bonne partie de la population, ce qui peut avoir un impact négatif sur les modalités de déroulement de cette présidentielle. D’ailleurs, pour le moment, les candidats ne se sont pas encore offert un vrai bain de foule ni de discours galvanisant, même pour les plus grands orateurs d’entre eux. Cela dit, les pouvoirs publics et les candidats ont encore trois semaines pour essayer de convaincre leurs électorats.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours