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Accusés de corruption, de dilapidation et d’attribution de privilèges indus

La chasse aux walis prédateurs

Ils ne se comportaient pas en commis de l’Etat, mais en vrais caïds régnant sans partage sur un territoire.

Au rythme où vont les cortèges ininterrompus entre les tribunaux et la désormais célèbre prison d’El Harrach, il ne faut pas s’étonner d’entendre dire un jour que même le factotum de la Présidence, lui aussi est un corrompu. Dans le registre des prédateurs de la République, après les 20 ministres, dont deux Premiers ministres, excusez du peu, la justice nous a livré hier, une nouvelle fournée composée cette fois-ci de walis. Aussi, on apprend que le parquet général près la cour d’Alger avait transmis le 19 juin dernier, au procureur général près la Cour suprême, le dossier d’enquête préliminaire instruit par la police judiciaire de la Gendarmerie nationale d’Alger, pour des faits à caractère pénal, à l’encontre de, Abdelkader Zoukh, en sa qualité d’ex-wali d’Alger, Sif El Islam Louh, en sa qualité de wali de Saïda en exercice, Djelloul Boukerbila, en sa qualité d’ex-wali de Saïda, Abdellah Benmansour, en sa qualité d’ex-wali d’El Bayadh, Mohamed Djamel Khenfar, en sa qualité de wali d’El Bayadh en exercice et Fouzi Benhocine, en sa qualité d’ex-wali de Chlef et Skikda. A ces commis de l’Etat il a été reproché des faits « graves ». Ils sont soupçonnés, selon les premiers éléments des enquêtes, de corruption, de dilapidation des biens de l’État, de détournement de deniers publics et d’avoir accordé des privilèges et des passe-droits. Compte tenu de leurs fonctions lors des faits reprochés, les concernés bénéficient de procédures de privilège de juridiction consacrées par le texte de loi, mais il ne faut pas s’étonner de voir cette liste s’allonger et toucher encore des dizaines d’autres walis. Le temps est aux scandales et à la lutte implacable contre le phénomène de la corruption qui a gangrené toutes les structures de l’Etat. Comment expliquer que des cadres de valeur formés à la prestigieuse Ecole nationale d’administration, succombent aussi facilement à des actes de corruption ? Il s’est développé une certaine méfiance envers les élites administratives, économiques et politiques non corrompues et le résultat de ce réflexe a été payant : c’est l’accession des médiocres et des incompétents. Grave manquement à ce niveau de responsabilité. Si on ajoute à cette défaillance l’interventionnisme étouffant des administrations centrales qui entravent les actions et compliquent les procédures, la porte est grande ouverte à toutes sortes de dérives.
Le wali jouit de pouvoirs légaux qu’il tient de son statut de délégué du gouvernement. Il est chargé d’animer les services déconcentrés de l’Etat dans la wilaya. D’ailleurs, au niveau du siège de wilaya, il y a un directeur central représentant chaque ministère. Il doit donc s’intéresser à tous les secteurs d’activités, de l’aménagement du territoire, au développement économique, social et culturel. Il s’est produit l’exact contraire de ces nobles missions d’origine. Les walis ne se comportaient pas en commis de l’Etat, mais en vrais caïds régnant sur un territoire. Ils ont fait main basse sur une généreuse cagnotte que leur servait l’Etat, sans partage, sans contrôle et sans rendre des comptes. Ils ont dilapidé le foncier agricole et industriel. Ils attribuaient des lots de terrain au plus puissant, au plus offrant et au plus proche, quitte à laisser des projets d‘utilité publique en rade. Le seul et unique souci était d’abord de se servir, ensuite de plaire au puissant du moment. Et à force de vouloir plaire, on finit toujours par déplaire. Ils ont offert des logements à qui ils voulaient, ils ont cassé des espoirs, brisé des vies et se sont servis sans se rassasier pour laisser le simple citoyen crever la dalle. Ecrasé par le quotidien, il ne lui restait au mieux que la rue pour s’exposer à la matraque d’une police qui chargeait sans discernement et au pire, se jeter à la mer pour être dévoré par les poissons. Telle a été la sombre machine du pouvoir. Une machine mal articulée, où à chaque niveau rodaient des prédateurs dont quelques-uns font actuellement la queue devant les tribunaux. C’est la triste réalité d’un pays livré au pillage sous les yeux d’un peuple ligoté par la peur et la matraque jusqu’au moment où il se souleva comme un seul homme pour dire basta à votre système….On s’est réveillé et vous allez souffrir avec nous, mais plus que nous.

De Quoi j'me Mêle

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