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Bensalah tarde à annoncer la composante du panel

La difficile alchimie politique

La scène nationale est dans l’attente de l’annonce par le président de l’Etat de la liste de personnalités devant composer le panel qu’il avait annoncé, lors de son discours du 3 juillet dernier. L’on peut supposer que chaque nom est soupesé, tellement la mission de cette commission est historiquement déterminante pour l’avenir du pays. Beaucoup de noms circulent ici et là, mais l’on retient le silence des autorités qui, faut-il le souligner, n’ont pas droit à l’erreur. Il est clair que, compte tenu de la situation qui prévaut dans le pays, la présidence de l’Etat ne peut se permettre aucun écart. Il faut viser juste et dès «le premier lancé». Les personnalités qui formeront le panel doivent, on l’aura deviné, répondre à des critères précis et rigoureux. Ils auront la lourde tâche de convaincre des millions d’Algériens. Ceci étant impossible à garantir, il faudrait que chaque membre puisse rassembler assez de suffrages en sa faveur, tout en recoupant et cumulant les observations positives des citoyens le concernant ainsi que d’autres compères. Cela revient à dire que l’enjeu de la crédibilité de tout le panel conditionne la réussite du processus. La présidence de l’Etat, censée formaliser la composante dudit panel via un décret, pour lui donner la légitimité juridique, semble n’avoir pas bouclé sa liste. Même si Abdelkader Bensalah a souligné la validité, sur le principe, de la liste proposée par le forum civil pour le changement, jusqu’à indirectement affirmer la forte probabilité d’y puiser des noms pour son panel, il faut bien se rendre à l’évidence que la composante est encore loin d’être bouclée. L’opinion nationale, jusque-là mise à l’écart des tractations, s’impatiente de voir le processus lancé, pour enfin voir le bout du tunnel. Il faut dire qu’entre le jour du discours de Bensalah, celui de l’initiative du Forum civil pour le changement et aujourd’hui, près de trois semaines se sont écoulées, sans que l’on constate le moindre signal concret pour l’entame du dialogue.
La balle est présentement dans le camp de la Présidence qui devra rendre publique la liste des personnalités devant composer le fameux panel. Bien qu’on comprenne la «lourdeur» de la décision, Bensalah devra également se résoudre à agir vite, avant que le plafond des revendications ne soit revu à la hausse, sachant qu’à côté de la présidentielle, comme solution à la crise, l’option d’une constituante agitée par un groupe de partis politiques est susceptible de gagner en audience au sein de la société et poser un sérieux problème de cohésion, à même de remettre en cause la crédibilité du panel quelle qu’en soit sa composante. La solution de la présidentielle est actuellement largement majoritaire au sein de la classe politique et dans l’opinion, mais un glissement vers plus de radicalité du Mouvement populaire n’est pas à exclure, sachant qu’à ce jour les revendications de la libération des détenus politiques et du changement du gouvernement ne sont toujours pas acquises.
Cela pour dire que les victoires obtenues par le Mouvement populaire et l’écoute remarquée de l’Etat ne sont pas une chose définitivement acquise. Les Algériens attendent du concret des autorités centrales. Ils ont fait montre de patience, mais il serait hasardeux de miser sur un affaiblissement de la mobilisation pour s’ouvrir une quelconque autre piste. Le Mouvement populaire est pour un dialogue inclusif conduit par des personnalités crédibles. Il faut lui accorder, sans délais, ce qu’il demande, aux fins d’éviter qu’émergent quelques autres revendications «irréalisables».

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