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Ils ont fait croire à leur démission au lendemain du hirak

La mauvaise farce des députés

Sur les 462, seulement neuf élus ont claqué la porte de l’APN.

Ils se comptent sur les doigts d’une seule main. Les députés démissionnaires ne sont pas aussi nombreux qu’on veuille le faire croire. L’opinion publique qui pense que le Mouvement populaire a provoqué une véritable hémorragie au sein de l’institution parlementaire, se trompe.
La décision n’a pas fait tache d’huile. En tout et pour tout, ils ne dépassent pas la dizaine. Sur les 462, seulement neuf élus ont claqué la porte de l’APN. Un nombre insignifiant par rapport à la campagne tambour battant menée par les partis de l’opposition. «Officiellement, nous n’avons pas enregistré beaucoup de démissions des députés comme cela été annoncé par la presse», affirme un responsable au sein de l’administration parlementaire.
L’ex- député du front El-Moustakbel était le premier à démissionner de l’APN pour rejoindre le Mouvement populaire. Le Parti des travailleurs n’a pas tardé pour annoncer lors de son comité central la démission du groupe parlementaire de l’APN en guise de soutien au Mouvement populaire. Néanmoins, cette décision n’a pas été appliquée à la lettre. A l’exception de Louisa Hanoune, Nadia Chouitem, Nadia Yefsah, Djeloul Djoudi et Ramdane Youcef Taâzibt, les autres n’ont pas voulu suivre. Ils ont préféré sauvegarder leur siège au sein de l’APN pour ne pas perdre les privilèges. «Le comité central du PT est une instance souveraine à laquelle les députés doivent se soumettre, mais ils ont refusé», affirme une source proche. La direction du PT a réagi en excluant carrément ces députés du parti.
Le comité central qui s’est réuni samedi dernier a levé officiellement la couverture politique pour les députés insoumis. La décision a été prise suite à un communiqué des députés insoumis dans lequel ils rejettent la dissolution de l’Assemblée comme le réclame haut et fort leur formation. Avec cette exclusion, les députés ne peuvent plus s’exprimer au nom du Parti des travailleurs. Ainsi, le Parti des travailleurs reste le seul parti qui a eu le courage de se retirer de cette assemblée illégitime.
Le Front des Forces socialistes qui a pris la décision de démission n’a pas été jusqu’au bout. Seul Ali Laskri a levé sa casquette de député, les autres n’ont pas suivi.
Une décision qui a rajouté de l’huile sur le feu à la maison FFS qui fait face à une crise sans précédent. Les députés FFS se maintiennent à leurs postes et poursuivent leurs activités. «Nous avons envoyé deux questions orales au gouvernement», affirme une source proche du groupe parlementaire.
Au FLN, l’on compte également la démission de deux députés, à savoir l’ex-ministre de l’Agriculture Sid Ahmed Ferroukhi et un député de Béjaïa.
Les autres partis de l’opposition, à l’image du RCD, MSP, FJD, se sont contentés uniquement de boycotter leurs activités en signe de solidarité avec le mouvement populaire.
Contrairement à la campagne médiatique et les déclarations des uns et des autres au lendemain du déclenchement du mouvement populaire, il n’y a pas eu de démission en cascade de l’Assemblée populaire nationale. Pourtant, le Mouvement populaire a vivement rejeté cette institution réclamant carrément sa dissolution. Ce qui démontre que les partis ont du mal à renoncer aux avantages qu’offre l’institution parlementaire.

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